Courrier de Mantes
La Une du Courrier par e-mail
RSS

Alain Boissinot (2e à gauche) et les présidents des universités de l’académie de Versailles.

La rentrée universitaire sous le sceau de la réforme
Dans l’Académie de Versailles 92 000 étudiants ont repris le chemin des amphis. Le point sur la rentrée dans les facs.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  10 octobre 2007
Page 11 

15 818 à l’université de Versailles-Saint-Quentin, 19 250 à Cergy-Pontoise, 10 500 à Evry, 10 000 à Orsay et 32 000 à Nanterre : près de 92 000 étudiants des cinq universités franciliennes rattachées à l’académie de Versailles ont repris le chemin des amphis et des labos lundi 8.

Bonne nouvelle pour les boursiers : grâce à une meilleure interface entre les services d’inscriptions et le Crous, ils toucheront leur bourse beaucoup plus tôt que les années précédentes. La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a voulu donner un coup de pouce aux étudiants d’origine modeste en revalorisant les aides de 2,5 %. À noter que l’académie de Versailles compte environ 5 000 boursiers supplémentaires.

Le recteur, Alain Boissinot, qui faisait le point quelques heures avant la rentrée, a souligné « l’effort engagé cette année dans le domaine du soutien de la vie étudiante ». Il a également rappelé quelques chiffres : en 2006, la somme consacrée par an et par étudiant en université était de 6 727 €, elle sera en 2008 de 7 375 €. Du mieux ! C’est que la France a du retard à rattraper par rapport à bon nombre de ses voisins européens.

Vers l’autonomie des facs

L’année universitaire qui commence sera aussi marquée du sceau de la réforme qui devra conduire les facs à l’autonomie. Après quelques ajustements et un effort budgétaire conséquent – 1 milliard d’euros supplémentaires consacrés à l’enseignement supérieur par an pendant 5 ans – la machine est en marche. « Le premier étage de la fusée », comme le dit le recteur, est lancé : il s’agit de modifier les statuts pour mettre en place une nouvelle gouvernance. À Nanterre, ce sera fait cette semaine. Sylvie Faucheux la présidente de Versailles-Saint-Quentin et ses confrères des autres universités estiment qu’ils seront prêts au début 2008. Il faudra ensuite allumer le second étage : définition des nouveaux champs de compétences, gestion de la masse salariale, recrutement des professeurs, prévisions budgétaires. « Ce n’est pas une course à l’échalote, mais une démarche vers la qualité des services », affirme le président de l’université Richard Messina. Les facs devront se doter de gestionnaires et de cadres de haute volée.

Le troisième étage sera un peu compliqué à mettre sur orbite puisqu’il s’agira pour chaque université d’être dans ses murs. Plus facile pour les facs anciennes qui appartiennent à l’État, plus ardu pour les facs nouvelles, dont les locaux sont souvent le fruit de montages juridico-financiers complexes. Selon les cas, le basculement dans l’autonomie complète devrait se faire entre 2009 et 2011. « La vitesse à laquelle vont les choses montre que cette réforme était attendue », fait remarquer Alain Boissinot.

Renforcer les liens avec le secondaire

Trop d’étudiants qui abandonnent dès la première année, beaucoup de collégiens et de lycéens qui voient l’enseignement supérieur comme un monde inaccessible, des filières scientifiques trop délaissées : renforcer les liens entre l’université et le second degré pour combler le fossé, éviter le saut dans l’inconnu et arriver à une meilleure orientation vers les différentes filières universitaires, voilà l’une des priorités fixées par le recteur.

Dans ce domaine, l’université de Versailles-Saint-Quentin a donné l’exemple en mettant en place un partenariat entre l’IUT de Mantes-la-Jolie, les collèges et les lycées du Mantois ainsi que deux gros industriels, Renault et Dassault, autour de la construction de mini-formules 1. Objectif : faire toucher du doigt les matières technologiques et scientifiques par le biais d’une activité originale. L’opération a été un gros succès. Un peu l’exception qui confirme la règle car pour ce qui est du rapprochement avec le secondaire, les universitaires ont encore des progrès à faire. « Nos meilleurs relais d’informations seront les professeurs dans leurs lycées », estime le recteur qui entend favoriser ce lien somme toute naturel.


RECHERCHER SUR LE WEB
Google

Tous droits de reproduction réservés. Passez votre annonce sur le net 24h/24h.


Webmaster