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André et Marie Lassuce devant une partie des objets souvenirs du champion de cyclisme normand.

« Notre hommage à Jacques Anquetil »
André et Marie étaient des amis proches du coureur Normand disparu il y a vingt ans. Le couple se souvient de sa rencontre avec le champion, des bons moments mais aussi des dernières heures passées auprès de lui.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  10 octobre 2007
Page 27 

Quelques mètres carrés de bibliothèque et de pan de murs, dans un recoin de la propriété, entièrement dédié au coureur. Un petit musée, en somme, composé d’objets personnels, de photos, d’affiche et de maillots. Jacques Anquetil a toujours sa place chez André et Marie Lassuce.

« À la prochaine »

« Il était très fidèle en amitié, c’était un homme sensible, se souvient le couple de retraités. Un homme de la terre. Chez lui, il aimait la nature et, chez lui, il passait du temps à regarder les étoiles. Il venait souvent à la maison. On a aussi bien connu sa maman et sa tante, Albertine, qui était sa confidente. »

Parmi son palmarès impressionnant, Anquetil était devenu champion de France sur route en 1952 et avait remporté le Tour de France en 1957, une épreuve qu’il a d’ailleurs remporté cinq fois. Il était le premier à aligner une telle succession de victoires.

La première rencontre avec Anquetil ? « C’était en 1953, il venait de remporter le prix des Nations, raconte l’ancien chef d’entreprise, lui-même mordu de cyclisme. J’étais à l’arrivée pour le féliciter, j’avais alors 23 ans et j'étais très impressionné de le voir d’aussi près. Les choses se sont d’abord arrêtées là, jusqu’à la fin de sa carrière, en 1969, où nous avons vraiment fait connaissance. Plus tard, j’ai organisé des courses de vélos dans la région, comme la course Crème beurre, en 1985, à Freneuse. Il était venu remettre les coupes. Il venait aussi parfois me voir dans l’entreprise. Un jour, il était rentré avec un panier d’escargots qu’il avait ramassés en forêt. » Le couple l’a soutenu dans les dernières heures de sa vie, alors qu’il était atteint d’un cancer à l’estomac et hospitalisé dans une clinique de Rouen, en Seine-Maritime où il est décédé à 53 ans.

« Lorsque je l’ai quitté, dans la soirée du 18 novembre 1987, vers 22 heures, on s’est dit à la prochaine. C’était un garçon lucide. Les mauvaises langues disent qu’il est mort jeune parce qu’il était dopé. Je n’y crois pas. De toute façon, ça n’était pas notre problème. »

Le couple participera, comme chaque année, à la réunion anniversaire de la disparition du champion, inhumé dans sa commune normande natale, à Quincampoix.


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