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Depuis les émeutes du 8 septembre, les rondes de gendarmerie se poursuivent à la résidence du Parc. |
La présidente du tribunal n’a pas souhaité juger les trois émeutiers présumés âgés de 20 à 24 ans en l’absence d’éléments suffisants. Le dossier a donc été renvoyé pour complément d’information. Mercredi dernier, la magistrate a estimé que le dossier n’était pas « en état d’être jugé ». Devant le malaise provoqué par cette décision, cette dernière a précisé qu’elle ne considérait pas que le dossier état vide. Mais le principal suspect étant absent, il était difficile, selon elle, d’établir les responsabilités de chacun des protagonistes. En effet, placé en garde à vue, l’un des majeurs mis en cause avait réussi à s’échapper de la gendarmerie de Mantes, profitant d’un moment d’inattention de ses gardiens, dans l’après-midi de mardi. Le fuyard n’a toujours pas été retrouvé.
Le 8 septembre, tout avait débuté en fin d’après-midi. Les gendarmes en patrouille avaient tenté d’arrêter deux jeunes en scooters qui ne portaient pas de casque. Ils avaient été pris à parti par des jeunes à coups de pierre. Dans la nuit, les violences étaient montées d’un cran, et un fourgon de gendarmerie avait heurté un bloc de béton et une borne incendie.
Inquiétude
A Ecquevilly, personne ne comprend ce regain de tension après un été très calme. La population est excédée car les incendies de véhicule gagnent maintenant les quartiers pavillonnaires habituellement plus calmes. « Il y a eu encore deux ou trois feux de voitures dans ces quartiers périphériques… Je n’ai pas le sentiment de vivre dans une société civilisée », souffle Guy Jeanne le maire d’Ecquevilly.
« Je crois que la surveillance quotidienne de la gendarmerie gêne quelques individus de la cité. Je pense que les jeunes qui se livrent à ces affrontements sont manipulés par ceux qui ont des intérêts individuels à défendre », ajoute le maire.
En vacances jusqu’au week-end dernier, ce dernier est resté en contact avec les services de gendarmerie, de jour comme de nuit, pendant cette période. Ce dernier établit un lien entre le coup d’arrêt porté aux trafiquants d’un mélange d’héroïne, qui sévissaient au printemps dans le même quartier. Un jeune était décédé par overdose. Depuis, le contrôle sur l’usage et la possession de stupéfiants s’est accentué à la résidence du Parc.




