Courrier de Mantes
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L’hôtel Vendôme a été aménagé en douze logements.

Du côté des hôtels particuliers mantais
Les Journées du patrimoine ont donné au musée de l’Hôtel-Dieu et à l’association « Préservation et défense du patrimoine architectural, urbain et paysager mantais », le thème d’une visite inédite au cœur de l’histoire de Mantes-la-Jolie.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  19 septembre 2007
Page 15 

Une vingtaine de privilégiés ont pu découvrir une partie méconnue du patrimoine de la ville, ces hôtels particuliers logés en contrebas de la place Saint-Maclou. Un voyage dans une époque lointaine où Mantes ne s’appelait pas encore la Jolie. Une dizaine de familles nobles avaient établi leurs quartiers dans ces hôtels particuliers.

« Nous possédons très peu d’informations sur ces édifices, explique Hugues Ménès, guide national. Dates de construction, noms des architectes nous sont souvent inconnus », comme c’est le cas pour l’hôtel de Vendôme, première halte de cette visite. « Ces résidences étaient des maisons nobles bâties en ville » commente-t-il, à un emplacement leur permettant d’être à la fois ouvertes sur la ville et la campagne.

Visite de Louis XIV

L’aspect extérieur du bâtiment est resté celui du XVIIIe siècle, en particulier les fenêtres surmontées de « masquerons » représentant les quatre saisons. Le grand escalier et celui de service sont toujours là mais le bâtiment abrite aujourd’hui douze logements, et c’est dans l’un d’entre eux que Charlotte Dabout et son compagnon, Grégory Pelé, finissaient ce samedi d’emménager. « On suit avec attention ce qu’explique le conférencier » expliquaient-ils, intéressés de connaître le passé de leur nouveau foyer. Et en particulier d’apprendre que les lieux ont logé le roi Louis XIV, lors d’une de ses tournées dans le royaume.

Situé un peu plus loin, l’hôtel de Mornay semble tirer son nom de la famille qui l’a fait construire. Une famille qui, par ailleurs, a connu parmi ses membres le seigneur de Villarceaux. Sous l’ancien régime, l’édifice était le siège du bailliage de la ville, autrement dit son palais de justice. Souvenir de cette époque, l’allégorie de la justice tenant sa balance, au-dessus de la porte.

Vaste bâtisse en forme de U, elle a ensuite abrité pendant de longues années l’école Notre-Dame qui y a malheureusement entrepris quelques restaurations malhabiles, notamment la couverture en ciment du grand escalier. Aujourd’hui, comme pour l’hôtel de Vendôme, la bâtisse a été découpée en plusieurs logements, et les poussettes ont remplacé les carrosses d’antan.

Le Seigneur

de Villarceaux

Seul le dernier bâtiment visité, l’hôtel de Carsillier, est encore habité par les héritiers d’une même famille, qui le possède depuis le milieu du XVIIIe siècle. Descendants de M. de Carsillier, Michel de Thoret, a ouvert ce jour-là la porte de sa demeure, laissant découvrir un jardin magnifique.

A l’arrière de la maison, son calme, son ordonnancement, faisaient un instant oublier la ville alentour.


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