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Un Mantais lance une BD en 7 volets
Le fondateur des Bulles de Mantes, Philippe Guillaume, vient de sortir sa première bande dessinée, Dantès. Tirée des derniers scandales financiers, l’intrigue s’inspire également du Conte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas, « la plus grande histoire de manipulation de la littérature ». Rencontre avec l’auteur.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  19 septembre 2007
Page 16 

Philippe Guillaume est le fondateur du festival Bulles de Mantes.

Journaliste financier aux Echos, Philippe Guillaume est tombé très jeune dans l’univers de la bande dessinée. Autour de quatre ans : « J’ai appris à lire avec Coke en stock, explique-t-il. Tintin, c’est mon premier héros. C’est lui qui m’a donné cette passion de la BD et sans doute aussi, l’envie d’exercer le métier de journaliste. »

Adolescent, abonné au Journal de Mickey, à Spirou Magazine puis à Pilote, il attend chaque semaine, chaque mois, ces parutions qu’il dévore aussitôt. Devenu journaliste après des études de droit, Philippe Guillaume ne mettra jamais de côté sa passion première. En 2002, il réussira à introduire des prépublications de BD comme Blake et Mortimer, XIII ou IR$ (une série financière sur les services fiscaux américains) dans les colonnes du quotidien économique de référence. Une première.

Vice-Président de l’ACBD (association des critiques et journalistes de bande dessinée), il ouvre en 2000 à Mantes une petite boutique, BD Passion, entièrement consacrée à cet univers. Après sa fermeture, il s’attachera à populariser le monde des petites cases avec le festival Bulles de Mantes, dont il est à l’origine.

Une machination,

une vengeance

Mais à côté de toutes ces activités, un désir fort, l’envie de créer, de raconter une histoire, l’a toujours habité. C’est après une rencontre, en 2003, avec le scénariste Pierre Boisserie que ce projet va se concrétiser. A l’époque, un scandale financier fait le tour du monde : le trader Anglais Nick Leeson vient de causer la plus grande faillite bancaire de l’histoire. Les deux scénaristes tiennent leur sujet.

Tous deux fans des grands feuilletons d’Alexandre Dumas, ils décident de s’inspirer du Conte de Monte-Cristo pour construire leur intrigue, l’histoire d’une grande manipulation et forcément, d’une vengeance terrible. « C’était l’occasion idéale de faire le lien entre ma passion et les affaires sulfureuses, comme celle-ci, que j’ai pu traiter dans ma carrière. »

Cette idée séduit l’éditeur Dargaud qui les mettra en relation avec Erik Juszezak, un dessinateur « très réaliste et surtout familier des intrigues financières. »

Tirée à 30 000

exemplaires

« Nul besoin d’être expert en bourse pour accrocher l’histoire, rassure Philippe Guillaume. La série s’inscrit dans l’air du temps, avec les thématiques du polar : du sang, de l’argent, des vengeances… Un cocktail explosif ! »

La première tome de Dantès (sept volets sont prévus), sortie vendredi dernier, a été tirée à 30 000 exemplaires. « C’est un tirage énorme pour un premier volume, se réjouit l’auteur, comblé par la sortie de son bébé. Je suis sur un petit nuage ! » Les auteurs travaillent déjà à la réalisation du second volet, qui devrait normalement paraître courant avril. Si le premier album fonctionne bien. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.


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