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Véronique Paniagua et Myriam Meurant, parents d’élèves à Armand-Gaillard. |
Les parents d’élèves du groupe scolaire Armand-Gaillard sont remontés. Ils viennent d’apprendre une prochaine implantation d’un relais de téléphonie mobile sur le site des services technique de la ville, près de l’école de la rue Karl-Marx, à une distance jugée trop proche de l’établissement.
« Après avoir signé un bail de dix ans, moyennant 12 000 € par an (de redevance annuelle, ndr) avec la société Orange, on nous impose une antenne de quinze mètres de hauteur à 100 mètres de l’école », expliquent les parents d’élèves dans la pétition lancée cette semaine.
Une « réunion d’information » a été organisée en présence de représentants de l’opérateur, de l’adjoint à l’urbanisme Patrick Lefoulon, les parents et plusieurs voisins du site, jeudi dernier. « Ils ont tenté de nous convaincre qu’il y a aucun risque, poursuivent deux porte-parole des parents, Véronique Paniagua et Myriam Meurant. Nous avons tous en mémoires les onze cas de cancers pédiatriques recensés à Saint-Cyr-l’Ecole, entre 1990 et 2002. Rien n’a prouvé qu’ils étaient dus aux trois antennes relais installés sur le toit de l’école, mais les antennes ont été retirées. »
Au nom du principe de précaution, les parents demandent aujourd’hui le déplacement de la future antenne vers le péage. « Nous ne sommes pas contre le progrès, mais l’installation doit être située au moins à 500 mètres de l’école et des habitations. Nous ne pouvons accepter d’être mis devant le fait accompli », terminent les parents qui viennent de créer une adresse e-mail pour recueillir les réactions (peiag78@yahoo.fr).
« Nous avons respecté la charte signée entre les opérateurs et les collectivités, que le conseil municipal a approuvé il y a deux ans, sur la distance minimum à respecter entre un pylône et un établissement sanitaire et scolaire, rétorque Patrick Lefoulon selon qui 150 mètres séparent l’antenne et le groupe scolaire. Il n’existe aucune preuve de la nocivité des ondes hertziennes provenant d’un pylône. L’OMS est formelle. » Un argument qui n’a pas convaincu les parents.




