La commune vient de prendre des mesures pour créer 62 jardins familiaux. Les jardins ouvriers, devenus après guerre jardins familiaux, sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les municipalités.
Ces parcelles, affectées le plus souvent à la culture potagère, étaient initialement destinées à améliorer les conditions de vie des ouvriers en leur procurant une autosubsistance alimentaire. Les premiers jardins ouvriers français furent inspirés des potagers encouragés par le docteur Schreber en Allemagne. À la fin du XIXe siècle, l’abbé Jules Lemire, député-maire chrétien de la ville d’Hazebrouck en Flandre française (Nord), imagine les jardins ouvriers, dans le but d’améliorer la situation des familles ouvrières.
1,5 hectare
Depuis quelques années, les jardins familiaux sont à nouveau en vogue. Folie du jardinage ou bien tout simplement par manque de jardins privés pour bon nombre de personnes.
A Epône, la mairie projette de les installer sur un terrain d’1,5 hectare à côté du nouveau stade de rugby jouxtant la salle du Bout du Monde. « C’est un projet que nous voulions mettre en place depuis longtemps, explique Gérard Raspaud. Mais aujourd’hui il y a peu de jardins privés. Nous avons donc décidé d’en construire d’autres pour permettre aux habitants des trois communes de cultiver leur potager ». C’est le SIRE (Syndicat intercommunal de la région d’Epône) qui en assurera la gestion. Les habitants d’Epône, de Mézières-sur-Seine et La Falaise pourront en bénéficier. Mais ils seront réservés aux adhérents du SIRE qui s’amenderont d’une cotisation annuelle. Les jardins seront disponibles clés en main. La mairie tient à les « maîtriser. Chaque jardin fera environ 200 m2. Il y aura une cabane pour ranger les outils dans chaque espace. Nous souhaitons que tous les jardins soient homogènes. Ça doit rester joli ». Un gardien veillera au bon fonctionnement des jardins et distillera des conseils.
Des jardins écolos
La nouveauté, c’est le récupérateur d’eau qui sera installé dans chaque parcelle ainsi que des espaces pique-nique. Coût total de l’opération : 430 000 € répartis entre des subventions et les trois communes. Un lourd investissement mais qui n’aura pas de prix pour les Epônois qui, dès le printemps prochain, pourront comme près de quatre millions de français s’adonner au plaisir du jardinage.
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