Sacré champion de France à Lyon au mois de juin en KF1, la catégorie reine, le jeune pilote de l’ASM, qui vient de fêter ses 18 ans, espère effacer en Belgique la déception du championnat d’Europe, où des ennuis de moteur l’avaient empêché de donner sa pleine mesure.
Le Courrier : Les problèmes de moteur qui t’avaient handicapé lors du championnat d’Europe sont-ils réglés ?
Anthony Abbasse : Oui. Mon écurie, Sodikart, est repartie avec le moteur Iame, bien plus fiable que celui qui équipait mon kart lors du championnat d’Europe. Concentrés sur les problèmes de moteur, nous n’avions alors pas le temps de nous consacrer aux réglages du châssis. Ça m’avait valu de faire une deuxième manche assez catastrophique.
Connais-tu le circuit de Marimbourg ?
Je n’ai encore jamais couru à Marimbourg, mais j’y ai fait des essais il y a deux mois. La particularité de ce circuit, long de 1250 m, est d’être rapide sur une première moitié, avec de grandes courbes, des virages longs, et de présenter une autre moitié plus lente, plus technique. Le tout est donc de trouver un réglage de compromis.
Comment t’es-tu préparé ?
Ma préparation comporte des aspects physiques, nutritionnels (il ne faut pas manger n’importe quoi), mentaux. Faire un footing, et aller jusqu’au bout, c’est une des façons que j’ai de me préparer. Il m’arrive aussi de faire un test de concentration : je ferme les yeux, chronomètre en main. Et je fais mentalement un tour complet de la piste du championnat du monde, en me représentant chaque virage, chaque chicane, etc. Si le temps que je relève sur le chrono en ouvrant les yeux correspond à un temps réel, cela veut dire que je suis concentré. C’est une technique que j’ai apprise en équipe de France.
Quel est ton objectif ?
Je pars sur une envie de rentrer dans le « top 5 », et en tout cas parmi les premiers Français. Ma prochaine saison dépendra sans doute beaucoup de mon résultat ce week-end.
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