À Ecquevilly mardi matin, la cité de la résidence du Parc était sous haute surveillance des forces de l’ordre. Une cinquantaine de gendarmes venus de plusieurs brigades ont procédé à cinq interpellations au petit matin. Cinq jeunes majeurs et un mineur ayant sans doute participé aux affrontements du week-end ont été placés en garde à vue. Jusqu’à midi, les militaires ont procédé à des perquisitions. Les forces de l’ordre lourdement casquées et bottées ont encerclé les bâtiments F et G de l’allée Jean-Giono. Tandis que l’entrée nord de la cité était complètement fermée à la circulation par une dizaine de fourgons garés en travers de la route du centre-ville, à la bifurcation de la D43.
Cinq arrestations
Quelques habitants observaient la scène. Peu d’entre eux ont accepté de nous livrer leur sentiment sur ce que la cité vit au quotidien ces derniers jours. La loi du silence et la peur sont la règle. Mais le regain de tension est visible. Les carcasses de voitures aux vitres fraîchement cassées racontent une part des heures chaudes qui viennent de s’écouler.
À l’heure du facteur, deux femmes en haut de la cité ramassent leur courrier. L’une d’elles exprime la fatigue des habitants pris en otage entre les exactions d’une poignée de voyous et la présence, logique, d’importants bataillons de gendarmes : « Nous ne voulons pas de ces violences. C’est à cause de cela que beaucoup d’habitants veulent partir d’ici. »
Dans la nuit de samedi à dimanche des échauffourées ont eu lieu entre des jeunes de la cité du Parc et des gendarmes en patrouille. Cela fait plusieurs jours que les accrochages entre les jeunes et les forces de l’ordre se poursuivent. Après un été plutôt calme, les habitants semblent surpris d’une guérilla qui semblait passée.
Les hostilités ont débuté samedi après-midi et se sont poursuivies une partie de la nuit de samedi à dimanche. Vers 16 h 15, une patrouille de gendarmerie qui avait pris en chasse deux motards sans casque a été d’abord prise à parti par un groupe de jeunes armés de pierres. Pendant ce temps, les deux motards prenaient la fuite vers le centre-ville. La violence est alors montée d’un cran lorsqu’un fourgon de gendarmerie a fait une embardée pour éviter un vélo lancé dans sa direction. Le fourgon a percuté un bloc de béton et une borne incendie. Les forces de l’ordre ont été contraintes ensuite de faire usage de bombes lacrymogènes pour se dégager en attendant des patrouilles de renforts. Aucun jeune n’a été interpellé.
Deuxième partie des incidents, dans la nuit, les pompiers ont été appelés pour un feu de véhicule. Alors que les gendarmes encadraient les pompiers pour assurer leur sécurité, ils ont dû faire face à de nouveaux assauts. L’affrontement a repris de plus belle avec une voiture mise en travers de la rue de la République. Il a fallu deux heures pour que la cité retrouve son calme.
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