456 appartements de cinq immeubles de Mantes en Yvelines Habitat, des rues Blériot, Mermoz, Nungesser, Coli et Ader, sont concernés par deux tranches de travaux qui viennent de débuter. L’amélioration du confort thermique des logements (fenêtres en PVC, double vitrage et ventilation optimisée) devrait être terminé en janvier prochain. La seconde tranche, qui va durer dix-huit mois, concerne les façades et les terrasses (étanchéité, rambardes de sécurité,), les parties communes (faux plafonds,) et les logements, où les installations électriques vont être changées et les salles de bain réaménagées.
L’opération est estimée à 6,8 millions d’euros. Elle est financée par l’État à travers l’ANRU (25 %), la CAMY (10 %), la Région (10 %) et par des prêts auprès de la Caisse des Dépôts et Consignation (55 %). Elle entraîne donc une hausse des loyers sensible dans ce quartier qui compte parmi les moins chers du Val-Fourré. De 20 à 80 euros selon la taille du logement, l’augmentation sera appliquée après l’achèvement des travaux, par palier de 20 € tous les six mois.
Consultés durant l’été 2006, les locataires ont voté les travaux à la majorité mais avec un taux de participation très faible (109 votants sur 456 foyers). Le bailleur se défend d’appliquer une hausse trop forte, expliquant que la valeur au mètre carré passe de 24,23 € (pour un F3 et plus) et 27,34 € (F1 et F2) en janvier 2006 à 30,56 € en janvier 2008, après les travaux.
Débat politique
Mais sur place, les locataires sont sceptiques, à l’image de Messaoud Kerkour, qui vit au Val-Fourré depuis 36 ans : « On attend ces travaux depuis longtemps mais pas la hausse des loyers qui va suivre. Ici, il y a beaucoup de petits salaires, ça ne va pas être facile. » Chantal Fresnot, gardienne d’immeuble depuis 31 ans, renchérit : « 60 ou 80 euros par mois, ça fait beaucoup. Pour ceux qui n’ont pas d’aides au logement, ça va devenir un loyer important. »
Ce programme de réhabilitation est l’objet d’un débat politique. Guillaume Quévarec (PS) dénonce une concertation « minimale » réalisée à un moment « où tous les locataires étaient en vacances ». Pierre Bédier (UMP), le président du conseil général estime pour sa part : « Qui peut être d’accord avec une hausse des loyers ? Mais je ne connais pas une ville qui puisse y échapper à moins de subventionner les travaux à 100 % et, dans ce cas, c’est le contribuable qui paie. » Il précise aussi que la consultation s’est poursuivie jusqu’en septembre et que la majorité des votants s’est prononcée pour les travaux.
Dans les autres quartiers
Explorateurs. Les travaux de résidentialisation ont commencé autour des immeubles des rues Foucault, Charcot, Cortez et Colomb. Un mail piétonnier va être aménagé entre la rue des Garennes et la rue Colomb qui vont être reliées. Quatorze résidences sont concernées au total dans un quartier où 870 arbres et 10 000 arbustes vont être plantés. Un square avec jeux et trois terrains de pétanque doivent également être aménagés.
Écrivains. Le programme de réhabilitation du quartier des Écrivains doit commencer à l’automne. Des immeubles vont là aussi être résidentialisés et des voiries vont être refaites avec pour objectif de désenclaver le quartier. La rue La Bruyère va être prolongée et une partie de la barre d’immeuble de la rue Boileau va être grignotée.
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