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Lors du départ en ligne, le jeu consistera à partir du bon côté du vent, avec la priorité pour soi. |
La Fédération française de voile a récemment fait un étrange constat : elle s’est aperçue que ses adhérents étaient plus actifs en eaux intérieures qu’en mer. Quand les régatiers du littoral ne sortiraient, en moyenne, que cinq jours par an, les skippers d’eau douce ridiculiseraient, par leur activisme, ces statistiques.
La montée en puissance de l’ASM ne contredit pas ce constat. Les Mantais naviguent toute l’année. « Pendant trois mois chaque année, on ne sort pas sur la Seine, parce que le courant y est trop fort. Mais on transporte les bateaux à Mousseaux et on fait là-bas des entraînements d’hiver », témoigne Renaud Guillaume, responsable de la compétition au club.
Avec sa flotte de « quinze bateaux prêts à courir », l’ASM s’est donc fait remarquer par la ligue d’Ile-de-France qui a décidé d’intégrer la Jolie Mantaise au calendrier des régates de ligue, comptant pour le championnat régional.
Il faut s’attendre, explique le président du club Philippe Laroubine, tout réjoui de cette accession, à un changement d’ambiance : « Alors qu’une régate de club se déroule dans un esprit bon enfant, on peut assister dans une régate de ligue à des duels au couteau. Les régatiers seront plus tendus, plus concentrés sur le classement. On fera certes la fête ensemble la veille de la course (le club offre le casse-croûte), mais sur l’eau on ne connaîtra plus personne. » L’épreuve sera arbitrée par des juges extérieurs.
Trente à trente-cinq voiliers de la catégorie des « habitables », longs de 5,5 à 6 m, sont attendus, parmi lesquels « une petite dizaine courront pour la gagne ». Les plus acharnés, cédant à la « course à l’armement » que déplorent certains puristes, auront équipé leur bateau de voiles high-tech.
La « Jolie Mantaise », dimanche 9 septembre. Première manche à 10 h 30 (départ donné à la hauteur du club de voile). Les voiliers observeront un arrêt quai des Cordeliers autour de 13 h 30.




