Né en 1973, Tahsim Ozadanir a d’abord été formé à l’ASM, puis dans une section sport-études. Au cours de sa carrière, il a joué à Guingamp (N3) puis au Chesnay (D2 puis N1). À Guingamp, il a aussi entraîné une équipe de filles qu’il a emmenée de la prénationale à la nationale 2. De retour à l’ASM en 2005, il avait été empêché de terminer la dernière saison à cause de douleurs récurrentes aux genoux.
L’entraîneur, qui a donc longtemps vécu en province, admet qu’il ne sait pas trop dans quel championnat il met les pieds. « Je ne connais pas le niveau de la R1 en Ile-de-France. Il y a pas mal d’inconnues, en terme d’impacts physiques en particulier, dit-il. Mais je peux en tout cas garantir que nous abordons ce championnat en relativement bonne forme. » Car l’entraîneur avait, dès sa nomination, élaboré un programme d’été assez strict, comportant trois activités physiques (hors handball) par semaine.
La montée impose d’augmenter la charge de travail : « On se fixe comme objectif d’avoir trois entraînements pleins par semaine », dit l’entraîneur, qui dit aussi vouloir « transformer les mentalités de handballeurs qui jouaient relax. Il va falloir se forger une densité physique nouvelle ». L’absentéisme à l’entraînement, qui désespérait André Arbonville en début de saison dernière, Tashim Ozadanir pense en venir à bout en « essayant de fédérer les joueurs autour d’un projet », tout en « maintenant la dynamique à l’œuvre » en 2006-2007.
Le style d’Ozadanir, on le pressent déjà, ne sera pas fait d’autorité : plutôt que d’imposer, il préférera « chercher à poser (à ses joueurs) un certain nombre de questions… »
Le club affiche toujours un objectif de montée en nationale 3 en deux ans. Problème : l’équipe ne s’est pas renforcée pendant l’intersaison, au contraire : elle a perdu l’un de ses cadres, Rachid Hamim, parti « sans explication » jouer en prénationale à Cergy-Pontoise.
Quelques apports de jeunes joueurs venus des moins de 18 ans ne compensent pas l’absence de recrutement. « L’effectif me fait un peu peur », confesse le président Patrick Chérencey. Bien que prometteur, le jeune gardien Alassane Cissoko est un peu tendre pour la R1. L’équipe aura sans doute recours, cette année encore, à Bruno Gervilliers (ex-Porte-Normande), qu’Arbonville avait rappelé de sa retraite.
Début du championnat le 15 septembre (réception de Houilles/Le Vésinet).
André Arbonville chargé des moins de 14 ans
Annoncé un temps à Porte-Normande (Vernon), son club d’origine, l’entraîneur André Arbonville reste finalement à l’ASM. Il prend en charge les moins de 14 ans. Le président Chérencey est ravi : « Je ne voulais surtout pas me séparer d’un entraîneur de ce gabarit. » L’investissement du technicien dans la formation du club a ce premier effet : « On passe de un à deux entraînements par semaine. »
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