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Radio Droit de cité déboutée
Le Courrier de Mantes
Publié le:  29 août 2007
Page 13 

Radio droit de cité essuie une nouvelle déception. Le tribunal administratif de Versailles rejetait lundi dernier sa requête en référé.

La radio avait attaqué la décision du principal du collège Chénier, qui avait rendu les locaux inaccessibles depuis le 13 juillet. Dès lors, RDC ne pouvait plus émettre et jugeait cette mesure contraire à sa liberté d’expression et de communication.

Les membres fondateurs entendent poursuivre les procédures juridiques et viennent de saisir le Conseil d’État. Pour l’instant, l’heure est à l’attente. « Ce qui compte aujourd’hui ce sont les salariés, l’avis d’expulsion et la pérennité de la radio », explique Adil Farquane.

Une grève contestée

Pourtant la crise ne semble pas être près d'être résorbée. Preuve en est le communiqué de presse daté du 22 août et rédigé par d’anciens salariés de RDC. Libellé « La vérité sur la grève de novembre 2006 », origine de la crise dans laquelle s’est enlisée la radio, il accuse les membres fondateurs d’avoir voulu évincer le président Lahbib Eddaouidi.

La grève aurait été suivie moyennant paiement des jours non travaillés et renouvellement des contrats. « Nous avons soutenu la grève, expliquent les membres fondateurs, mais jamais nous n’en avons rédigé le texte, qui a été écrit par un avocat et signé par l’ensemble des salariés. »

Quant au communiqué de presse, il est jugé comme « une mesure de chantage dans le but de tout brouiller ». Pour reprendre le mot de la présidente du tribunal de Versailles, « la situation est ubuesque ».

De son côté, Lahbib Eddaouidi, qui avait pris ses distances, revient au-devant de la scène et dit vouloir « sauver la radio à tout prix ». En effet, revigoré par le communiqué de presse, il veut « continuer à se battre ». Au programme, des rendez-vous pris avec de nombreux partenaires, pour renflouer les caisses et relancer le projet. Mais, pour Yann Angneroh, le salut réside dans le protocole du CSA, « c’est la seule chose qui permettra de sortir de la crise ».

Cependant, la ratification de ce protocole paraît aujourd’hui difficile, avec les démissions de Bernard Kossoko et de Philippe Lebray. « Il n’y a plus de protocole qui tient », affirme Lahbib Eddaouidi.

L’horizon de RDC semble incertain et la question de l’avenir de la radio est toujours en suspens. Chacun veut poursuivre le combat et la sauver. Mais la crise, loin d’être résolue, n’en finit pas de brouiller les cartes. Aujourd’hui, la radio est au bord du gouffre, victime de tensions intestines. Lourde perte pour le patrimoine mantais, où elle avait valeur de symbole. Un beau gâchis en somme.

Florian Mazoyer


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