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Stéphane Rey, Irène Kessely, Sophie Badji et Cyril Péreau. |
L’étendue et la diversité de ses champs d’intervention – école des sports du mercredi matin, activités scolaires et périscolaires, sport adapté, opérations Ville Vie Vacances pendant les congés scolaires, etc. – font que l’on se fait une idée assez mouvante du « pôle insertion ». La multiplicité des partenariats qu’il noue tout au long de l’année fait aussi, d’après l’ASM, que ce sont les autres qui tirent, le plus souvent, le bénéfice médiatique des actions engagées.
Ce « pôle », dont la création remonte à 2003, emploie à plein temps cinq éducateurs sportifs diplômés, tous détenteurs d’une spécialité, dans laquelle ils n’interviennent pas exclusivement : Sophie Badji (athlétisme), responsable pédagogique, Stéphane Rey (handball), Cyril Péreau (football), Damien Antoine (judo), Cathy Hébert (rugby). Le pôle a recours en outre à des vacataires pendant les vacances scolaires. Il est coiffé depuis quelques mois par Irène Kessely, responsable administrative et financière, qui supplée le directeur administratif du club, Joël Guérive, passé à temps partiel.
Évaluation
L’éducation et la prévention par le sport relèvent, on le sait, de la « politique de la Ville ». Les financements s’obtiennent par le montage de dossiers complexes, et la moindre action fait l’objet d’un rapport, d’une évaluation a posteriori par les financeurs. Évaluation qui peut aller assez loin dans le détail. « À titre d’exemple, on peut nous demander, après une action en périscolaire, combien d’enfants ont ensuite intégré une section sportive. De la réponse pourra éventuellement dépendre un financement futur », explique Pierre Nougarède, le secrétaire général du club.
Des professionnels
Ces contraintes ont imposé une professionnalisation de la prévention par le sport, alors qu’elle pouvait être, dans certaines sections de l’ASM notamment, le fait de « militants » du mouvement sportif qui s’y étaient spontanément engagés. L’ASM admet que certains de ces pionniers puissent se trouver aujourd’hui dépossédés d’une action dans laquelle, les premiers, ils s’étaient investis.
« Éducateur sportif, c’est devenu un vrai métier, qui ne se confond pas, par exemple, avec l’activité qui consiste à entraîner une section », insiste Pierre Nougarède. L’ASM se flatte donc d’avoir « des animateurs qui acceptent de rendre des comptes parce qu’ils savent que nos financements en dépendent. On a mis longtemps à avoir des gens qui soient à leur affaire ». Les dirigeants du club répondent ainsi indirectement et de manière différée à Jean-Claude Le Brustiec et Arif Osmani, démissionnaires du bureau de la section judo, qui avaient déploré (lire le Courrier du 27 juin) une dérive qualifiée par eux de « bureaucratique ».
L’ASM veut convaincre que la prévention par le sport est devenue une affaire de professionnels diplômés, et qu’elle ne peut plus se permettre un fonctionnement « à la bonne franquette ».




