Le marché du mercredi ne va pas très fort. Diagnostic : un manque de dynamisme. Si le marché du samedi est plus familial, celui de la mi-semaine est avant tout fréquenté par les retraités.
Moins étendu que son compère du week-end, il souffre sans doute d’une côte de popularité moindre. François Ribeyre, adjoint au maire chargé du commerce, résume la situation en quelques mots, « moins de commerces, donc moins de clients. »
Ce qui sape réellement le marché du mercredi, c’est justement d’être… un mercredi. « Comme tous les marchés de semaine, il est moins populaire et moins important que ceux du week-end. » Preuve en est la fréquentation plus importante des marchés du samedi et du vendredi au Val-Fourré.
Un nouveau souffle
Malgré tout, les marchés du centre-ville sont en perte de vitesse. En plus de souffrir de la concurrence avec les petits commerces locaux, ils doivent faire face aux grandes surfaces et aux nouvelles habitudes des consommateurs. Selon François Ribeyre, les grands centres commerciaux regroupent une multitude d’activités et bénéficient dès lors de l’effet de concentration. À cela s’ajoute une facilité d’accès, une diversité de l’offre commerciale et une plus grande mobilité du consommateur. Il faut donc « adapter l’offre aux nouvelles habitudes de consommation. »
Repenser le dynamisme des marchés, c’est le travail de Corinne Marchand, manager de ville depuis janvier dernier. Déléguée par la Chambre de commerce de Versailles, sa mission est de servir d’interface entre la CCIV, la ville et les associations de commerçants.
À l’étude, plusieurs plans d’action pour revitaliser les marchés du centre-ville. « Il faut les repositionner pour leur trouver une distinction plus spécifique », explique l’élu. Si ces plans sont encore à l’état d’ébauches, le mot est néanmoins lancé et une « réflexion globale sur les marchés » est en gestation.
Locomotive
Une des réponses possibles est peut-être l’installation du Monoprix. « C’est une véritable locomotive qui pourra ramener les consommateurs sur les lieux d’achats. » Même s’il ne fait pas l’unanimité auprès de certains petits commerçants, le futur Monoprix a le mérite de se poser dans une logique de relance commerciale.
La mairie espère qu’il pèsera lourd dans la balance économique et redynamisera le commerce traditionnel. De plus, la construction d’un grand parking pourrait réconcilier automobiles et centre-ville. Le consommateur pourrait alors retrouver le chemin du marché. Reste que se pose encore la question du choix. Pourquoi aller dans une boucherie à l’extérieur lorsqu’il y en a une à l’intérieure du supermarché ? « Avant, les gens demandaient à leur boucher un canard entier, maintenant ils ne veulent plus que les pattes. L’offre commerçante doit s’adapter, d’autant que les prix ne sont pas vraiment prohibitifs comparés à ceux des grandes surfaces », souligne l’élu. Adaptation et flexibilité sont donc les maîtres mots d’un processus qui débute à peine et dont la ville a tout à gagner.
Florian Mazoyer
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