L’élève des Don Quichotte a trouvé à animer le mois d’août dans le quartier des Musiciens. Le dernier squat date du week-end dernier.
Il relance la polémique sur l’action menée par Sanaa Alioui et les membres de son association baptisée « Survivre » : « Le deuxième logement squatté par l’association, situé 6, rue Bizet, était attribué à une famille qui avait signé son bail. L’association la pénalise par son action car nous n’avons rien d’autre à leur offrir pour l’instant », déclare la direction de l’Opievoy réagissant à cette nouvelle occupation. Une nouvelle procédure a aussitôt été engagée pour expulser les squatters, et pour permettre à la famille légalement bénéficiaire du logement d’y entrer. L’autre appartement dans lequel Survivre a installé son quartier général est un studio situé au 7, rue Bizet. L’Opievoy s’étonne que les portes « sécurisées et blindées » aient pu être forcées aussi facilement.
Ça repart en septembre
« Nos actions reprendront en septembre ! », déclarait quelques jours plus tôt, la très controversée militante du logement. Mais la bouillante Sanaa Alioui n’a pas eu la patience d’attendre quelques semaines de plus. Un peu isolée actuellement, l’association compte sur le relais d’un comité composé des Verts, du Forum social local, de l’association PLADJ (Pour l’avenir des jeunes), de l’Amicale des locataires et des Mureaux pluriel, pour organiser d’autres actions à la rentrée. Toutefois, ces associations ou parti politique ne se sont pas pour l’instant formellement déclarés aux côtés de Survivre.
Les lenteurs d’attribution de logements sociaux et les démolitions d’immeubles ont motivé l’action de Sanaa Alioui. Interrogée, elle veut continuer d’interpeller le maire François Garay sur « le manque de logements sociaux » et « la lenteur des attributions » aux Mureaux, quitte à poursuivre une action illégale. « Le maire, lors de notre première entrevue, s’était engagé à reloger les familles sur liste d’attente. Il a tenu ses engagements car on constate que les visites d’appartement se sont accélérées depuis le mois de juin. En revanche, les cas des familles squatteuses sont restés en souffrance », déclare Sanaa Alioui.
On sait depuis la semaine dernière, que les réquisitions illégales ont fait long feu à la Vigne-Blanche, puisque toutes les familles occupantes ont été assignées devant le tribunal d’instance de Poissy et chassées par la police (lire nos deux dernières éditions) deux mois après le début des squats.
« Ça vaut la peine de continuer, estime aussi la présidente de Survivre, si nous éveillons quelque chose chez les Muriautins. Il y a un élan d’espoir. Et les jeunes nous soutiennent. Le terme “militant” est devenu très populaire dans les quartiers », ajoute-t-elle.
Gageant aussi que le contexte politique va changer à un an des municipales, la militante veut croire qu’elle ne manquera pas de soutiens. Bien sûr, une certaine gauche, opposée à la politique du logement menée par l’équipe municipale en place (DVG), va être tentée d’utiliser les actions de l’association. De son côté les membres de Survivre qui se sont mis en danger pourraient se sauver par une alliance politique : « Nous ne perdons pas de vue que les municipales sont en mars. » Le logement social sera à n’en pas douter un des thèmes forts de la prochaine campagne électorale.
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