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Nasser Lakrib, lors du dernier cross des Mureaux. |
Mes débuts
« J’ai commencé la boxe à 11 ans, à Conflans. Mon premier entraîneur fut Roger Thorel. Un grand monsieur que nous appelions “le père Thorel”. Il nous disait : “La boxe, c’est l’école de la vie”, une phrase que, gamin, je ne comprenais pas. Alors que j’envisageais une carrière professionnelle, Roger Thorel, qui était déjà très âgé, et qui savait certainement qu’il ne pourrait pas m’accompagner, m’a dit un jour : “ Ça serait bien que tu changes de salle ”. Sur ses conseils, je suis parti voir Antoine Farrugia, l’entraîneur d’Élancourt. Puisque le “ père Thorel ” me le recommandait, j’y suis allé en confiance, les yeux fermés. »
Champion de France (2001)
« Je suis devenu champion de France des super-plumes au Cannet le 1er avril 2001, contre Youssouf Djibaba. J’ai gagné aux points, en dix rounds. Quatre mois plus tard, j’ai remis mon titre en jeu (et je l’ai perdu). Je ne voyais pas l’intérêt d’attendre, alors que l’on me proposait un combat intéressant. Cette ceinture, de toute façon, elle est acquise définitivement, elle est à la maison. »
Mon championnat d’Europe (2002)
« Un souvenir merveilleux, malgré la défaite. Jason Cook était un boxeur très puissant, le champion d’Europe en titre. Je me souviens des chants gallois qui montaient du public, de ma fierté au moment de la Marseillaise, de ma solitude aussi : je n’avais, moi, aucun public. Une ambiance fabuleuse. Cette défaite m’a quand même un peu sonné. Tout s’est brouillé dans ma tête. Il aurait fallu repartir à zéro, reconquérir un titre national, etc. Mais le ressort était cassé, j’arrivais en fin de carrière et je le savais. Ensuite j’ai rencontré ma femme, qui ne m’a donc jamais vu boxer… »
L’athlétisme
« J’ai toujours couru. Quand j’étais boxeur, cela faisait partie de ma préparation physique. La capacité respiratoire, c’est essentiel pour un boxeur. Mon beau-frère Mohamed Edahmani (l’entraîneur du fond et du demi-fond au club d’athlé des Mureaux, NDLR) m’entraînait déjà à l’époque. Boxeur professionnel, je faisais les interclubs d’athlétisme pour le compte des Mureaux Val-de-Seine (MVS). Je suis assez content de mon record sur 3 000 m (9 minutes 03), même si je n’ai pas d’ambition “ nationale ” dans ce domaine. J’ai arrêté la boxe, mais l’athlétisme me maintient en contact avec la compétition, puisque j’ai ça dans le sang. »
La boxe
« Je continue de suivre la boxe de très près. Il y a quelques jours, j’ai été content de croiser aux Mureaux Jean-Paul Mendy, qui se promenait en famille… Cette expérience internationale que j’ai acquise, ce serait un gâchis de ne pas en faire quelque chose. J’ai envie de transmettre. J’ai d’ailleurs un brevet d’État d’éducateur sportif 1er degré en boxe anglaise. J’ai participé à l’ouverture d’une salle de boxe à Cergy avec Abdallah Rahilou (le frère de Khalid). Ça a duré deux mois et demi, parce j’ai reçu ensuite ma mutation professionnelle pour la ville des Mureaux (qui l’emploie comme OTAPS, opérateur territorial des activités physiques et sportives, NDLR). J’attends une autre occasion. Je n’en ai donc pas fini avec la boxe. »




