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Vue de la maison d’Emile Zola depuis le pont de la ligne de chemin de fer. |
« C’est fou, absurde, déraisonnable, cette propriété », disait Goncourt. Grâce au scandale suscité par « L’Assommoir », Émile Zola achète ce « charmant trou pourri », comme il l’écrit à Flaubert. Nous sommes en 1878 et le succès littéraire commence à poindre le bout de son nez.
Cette petite bâtisse située en bord de Seine devient l’emblème même de la réussite. À chaque vente s’associent de nouveaux travaux. C’est ainsi que viennent se superposer les tours « Nana » et « Germinal ».
Très vite, Zola entreprend de grands chantiers et la maison n’a de cesse d’évoluer.
Mais au-delà de son faste bourgeois, Médan est avant tout une histoire d’amitié chère à Zola. Lieu de villégiature et de sérénité, Zola y écrit la majorité du cycle des Rougon-Macquart, à l’abri, le temps de la belle saison, du tumulte parisien.
À la mort de son époux en 1902, Alexandrine lègue la maison à l’Assistance publique. Aujourd’hui, elle est gérée par l’Association pour le rayonnement de l’œuvre d’Émile Zola, dirigée par Pierre Bergé, qui y a annexé le musée Alfred-Dreyfus.
Si Zola fut « un moment de la conscience humaine » selon Anatole France, sa maison est plus que jamais un monument de la conscience artistique.
F.M.
Informations :
La Maison d’Émile Zola
26, rue Pasteur
78670 Médan
Ouverture samedi, dimanche et jours fériés de 14 heures à 18 h 30.






