Une information judiciaire a été ouverte mardi 7 août pour « homicide involontaire » après l’accident de manège qui a coûté la vie à deux personnes et en a blessé quatre autres samedi 4 août à Saint-Germain-en-Laye. Elle a été confiée au doyen des juges d’instruction de Versailles après que furent rendues les conclusions de l’enquête sur l’accident du Booster, menée par l’expert judiciaire près la cour d’appel de Paris.
Pas décelable au contrôle technique
« L’expert conclut, d’une part, à un défaut de conception de la pièce litigieuse dont la rupture a provoqué l’accident, et d’autre part à un défaut de réalisation de celle-ci », explique-t-on au parquet de Versailles. Le sous-traitant à qui l’exécution avait été confiée n’aurait en effet pas respecté les prescriptions du cahier des charges de l’entreprise donneur d’ordres. « Il n’était a priori pas possible de déceler ce genre de défaut lors du contrôle technique triennal », précise-t-on de source proche de l’enquête, en ajoutant que le manège était parfaitement entretenu. La présence d’esprit des forains, qui l’ont arrêté immédiatement et par les bons moyens lors de l’accident, semble par ailleurs avoir permis d’éviter que le bilan ne soit encore plus lourd.
Dans le même temps, copie du rapport et celle des préconisations de l’expert ont été adressées à l’autorité préfectorale, à toutes fins utiles, huit manèges du type « Booster » fonctionnant sur le territoire national. Vendredi 10 août, la ministre de l’Intérieur a d’ailleurs finalement pris un arrêté interdisant purement et simplement leur exploitation pendant une durée de deux mois.
M. S. et Ph. R.
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