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Le quartier des Bords de Seine.

Vu du ciel. Avec les Bords de Seine, Mantes s'installe au fil de l'eau
Les premiers coups de pioche ont été donnés en 2003. Quatre ans plus tard, le quartier est toujours en chantier, mais compte désormais une école, une halte de jeux, une maison de la petite enfance. Suivra une résidence de personnes âgées en 2009. Au fil d’eau, le quartier prend sa place dans la ville.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  15 août 2007
Page 9 

Dans le nouveau quartier des Bords de Seine, les grues et les engins de chantier font toujours partie du décor, la jeune cité aux toits verts voulue par Pierre Bédier n’a pas encore terminé sa croissance.

Depuis que les archéologues ont mis au jour les vestiges d’un sacrifice gaulois du IVe siècle en février 2003, à l’occasion des fouilles de sauvetages qui ont précédé l’ouverture du chantier, le nouveau quartier a fait de grosses poussées. À terme, on devrait friser la barre des 1 000 logements.

Au forceps

Mais, c’est bien connu : on ne traverse pas l’adolescence sans crise. La Zac des Bords de Seine a connu les siennes. Dès le démarrage, des recours en justice ont été engagés contre les permis de construire des promoteurs.

Puis la Ville, aménageur de la Zac, a trouvé sur son chemin la société Cheneau-Maillard qui refusait de vendre ses terrains (deux hectares, situés à l’angle ouest du projet). Aux différents imbroglios juridiques, il faut ajouter le contentieux et les négociations compliquées avec la coopérative agricole propriétaire de terrains et de bâtiments (notamment Gamm Vert) à l’entrée est de la Zac. Bref l’accouchement de ce nouveau quartier s’est fait au forceps.

Avec de nombreux retards dans l’avancement des programmes, des frais importants de justice et d’expropriation, les comptes de l’opération sont même entrés dans la rouge. En mars 2005, le déficit prévisionnel était estimé à 6 M€. Gros nuages sur la Zac, avant une embellie en 2006 : l’accord final trouvé avec Cheneau-Maillard incluant la participation des promoteurs aux équipements publics, la Ville était soulagée de 3,2 M€ de dépenses. D’autre part, la flambée de l’immobilier aidant, elle avait vendu plus cher son foncier : « On est loin du gouffre financier annoncé », affirmait Michel Vialay en octobre 2006. La Zac serait même légèrement excédentaire. Voilà pour l’épisode financier.

L’aménagement se poursuit

Un nouveau quartier, ce sont aussi des équipements. L’école Uderzo a ouvert ses portes à la rentrée 2006 avec le papa d’Astérix en personne. Ont suivi les locaux de la police municipale, puis la halte-jeux baptisée “A petit pas”. Les travaux de la maison de la petite enfance sont bien avancés. La structure, qui doit ouvrir en fin d’année, comprendra 40 berceaux en crèche collective, une crèche familiale et un relais d’assistantes maternelles.

Autre gros morceau prévu pour cet automne, la démolition de l’ancienne coopérative agricole. Le terrain libéré permettra d’achever le boulevard des Cygnes, qui traverse le quartier, et de poursuivre la promenade en bord de Seine. Cette zone accueillera également un programme de logements sociaux. Toujours à l’entrée est du quartier, le centre gérontologique Léopold-Bellan de Magnanville réalisera une résidence pour personnes âgées de 94 lits dont 12 places en accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ouverture prévue en 2009.

En attendant, l’opération “Hermitage” est en cours de commercialisation sur les anciens terrains Cheneau-Maillard. Une fois l’ensemble des programmes achevés la densité sera relativement forte, ce qui n’est pas sans créer quelques inquiétudes chez les habitants.

Lancés pour rééquilibrer la population de la ville et faire venir les cadres de la région parisienne, les Bords de Seine atteindront-ils leur objectif ? Réponse dans quelques années.


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