Les foreuses ont pris possession des lieux, les derniers sondages géotechniques se terminent. Ils marquent le coup d’envoi du plus gros chantier du centre-ville depuis longtemps, celui du futur Monoprix. Quinze ans après avoir quitté le centre-ville, le groupe réinvestit Mantes, un symbole (lire ci-contre).
Dévoilé au début de l’année, le projet implanté à l’angle de la rue Gambetta et du parvis de l’hôtel de ville comprend un magasin à l’enseigne Monoprix d’environ 3 000 m2 auquel s’ajoutent 1 500 m2 de surfaces commerciales ou d’activités de bureaux ainsi qu’un programme de 32 logements en accession à la propriété. Il sera réalisé par le promoteur Altaréa. La cerise sur le gâteau : un parking souterrain de 326 places sur quatre niveaux (accès le long de la mairie) viendra compléter l’offre de stationnement au cœur de Mantes.
1 600 m2 d’alimentaire en sous-sol, autant de mode et de déco en rez-de-chaussée : le Monoprix devrait booster l’activité du centre-ville. Cependant, certains craignent pour l’avenir de Franprix.
Le calendrier prévisionnel
Dans les semaines à venir, débutera la démolition du bloc d’immeubles existant. Le démarrage de ces premiers travaux est annoncé par la mairie pour août-septembre. Suivront les sondages archéologiques et les fouilles préventives. Y trouvera-t-on les vestiges d’antiques boutiques, de quelque estaminet ?
Ensuite, la construction du gros œuvre, qui devrait durer douze mois, puis la réalisation du second œuvre, estimée à six mois. Grosso modo, c’est parti pour près de deux ans de chantier.
Des occupants du pâté de maisons, il ne reste plus que la Banque Populaire qui prépare son déménagement dans les anciens locaux de la Banque de France. La Mutuelle Ensemble a déjà transféré ses locaux au sein de l’espace Champagne, le magasin de lingerie Boby One et la boutique Iatus ont trouvé à se reloger rue Nationale et rue du Vieux-Pilori.
Le couac de l’école Curie
Reste l’épineux dossier du transfert de l’école Marie-Curie qui se trouve dans le périmètre du chantier (lire nos précédentes éditions). Impossible de laisser vivre les enfants au milieu du bruit, de la poussière et de la circulation des engins de chantier. La Ville a donc décidé de déménager les classes sur le site de l’école Lumière, toute proche. Le hic : les parents d’élèves ont découvert le projet de transfert seulement début juin. Manque d’information et de concertation en amont : la levée de boucliers a été immédiate.
Évoquant le projet du Monoprix, le député et président du conseil général Pierre Bédier, à l’origine du projet, affirmait dès 2006 que ce serait « une locomotive pour le centre-ville ». En attendant, cela a bien failli être un frein à sa réélection. Le mécontentement des parents s’est traduit aux législatives où Pierre Bédier n’a pas fait le plein de ses voix en centre-ville.
Autant dire que la façon dont la Ville mènera les opérations en pleine période d’élections municipales sera déterminante.
De Prisu à Monoprix…
L’ouverture prochaine de Monoprix montre que l’histoire est souvent un éternel recommencement. Eh oui, l’enseigne ne fait que revenir dans le centre-ville de Mantes, qu’elle a quitté en 1992. On se souvient du “Prisu” de la rue Nationale. Comme le “Parunis” du Val-Fourré, la surface commerciale généraliste (bazar, alimentaire et textile) a vécu ses heures de gloire avant de connaître une longue agonie et d’être remplacée par l’espace Gabrielle-d’Estrées qui relie la rue Nationale à la rue de Chanzy par son passage couvert.
Depuis l’époque de Prisunic, le groupe Monoprix a modernisé son concept et remporte de beaux succès commerciaux dans les centres-villes.
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