Une base dont l’accès se mérite : à l’écart de tout – c’est le charme du lieu – au bout d’une mauvaise route qui part de la nationale 13. Le bassin de 650 m, ancienne sablière, est situé tout à l’ouest du stade nautique, avec lequel il communique par un mince canal.
Les mauvaises conditions climatiques auront quand même une conséquence néfaste pour le club : il devra différer l’achat d’un nouveau canot, les skieurs de passage étant cette saison moins nombreux que les autres années. Le Malibu au moteur V8 de 320 ch devra donc servir une année de plus.
« C’est un club assez familial, nettement orienté loisirs, où l’on fait des barbecues le dimanche », dit le trésorier Max Rivierre. « Cependant nous recommençons à y créer un noyau de compétiteurs », précise-t-il.
Ces dernières années, le club a formé des skieurs très doués, dont Marine Herbel, troisième en figures au championnat de France cadettes en 2006. Marine Herbel a quitté la région, mais la relève s’incarne en Antoine Rivierre et Maxime Burrel, tous les deux qualifiés pour la finale des Petits Princes de l’eau, une compétition nationale réservée aux moins de dix ans, qui aura lieu à Senlis les 25 et 26 août. Le jeune Antoine Rivierre, 9 ans, qui a fait ses débuts en ski nautique à l’âge de 5 ans, s’exerce plusieurs heures par semaine au franchissement de la vague, en biski et monoski.
Le pilote du club, Erwan Guillemotto, est aussi l’un des compétiteurs de l’ASM, puisqu’il s’est classé sixième en 2006 du championnat de France de wakeboard (planche). Le wakeboard nécessite un bateau spécial, équipé de ballasts et d’une tour qui permet une « traction en hauteur ». Mais le Malibu de l’ASM peut, au prix de quelques aménagements, être utilisé pour le wakeboard, qui est l’une des disciplines en vogue actuellement.
Le barefoot (pieds nus) est également pratiqué à l’ASM, « même si notre base est, en principe, trop courte de 50 mètres », précise Maxime Rivierre. Car le barefoot nécessite une vitesse minimum de 65 km/heure.
En revanche le saut, qui était une grande spécialité du club, n’est plus guère pratiqué cette saison.
La pratique de loisir domine dans ce club aux soixante licenciés, et l’on y croise presque tous les jours Alain, 65 ans, un retraité athlétique que la compétition n’intéresse pas, mais qui travaille avec acharnement à la répétition de figures acrobatiques : virages à une main, sauts sur la vague, retournements, slaloms, “corde au pied”. Un spectacle sans public puisque, on l’a dit, la base de ski nautique est remarquablement isolée.
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