A 28 ans, Frédéric Rangom affiche déjà plus de dix ans d’expérience des métiers de la radio. « J’ai commencé à 17 ans dans une radio locale de Rambouillet, RVE, où j’ai eu la chance d’être salarié. » Depuis, le jeune homme, qui a grandi à Beynes, où son association est installée, est passé derrière les micros de Triangle FM (Guyancourt), Europe 2 (Avoriaz) et il a aussi visité les studios de RVVS.
La seule radio
locale
présélectionnée
Depuis trois ans, avec les compagnons de son association Media 78, il animait les ondes d’une petite radio à Beynes. « On avait une fréquence, renouvelée chaque année, qui nous a permis de nous développer. Maintenant, on passe à la vitesse supérieure et on a une fréquence définitive. » Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a présélectionné son dossier mi-mai et BPM devrait recevoir prochainement l’agrément pour commencer à émettre sur Mantes et sa région, de Vernon à Epône et jusqu’à Maule, mi-septembre. « Les appels à candidature sont surtout faits pour les grosses radios. Dix nouvelles fréquences étaient attribuées et neuf ont été remportées par les radios nationales ou pour des relais des radios régionales. Nous sommes la seule radio locale retenue. »
Il y avait pourtant de la concurrence, dont celle de « Mantes Info » montée par un ancien journaliste d’Yvelines Première. Ce dernier bénéficiait du soutien de partenaires privés et publics, dont le Conseil Général et la ville de Mantes-la-Jolie, qui lui avait même trouvé un local en centre-ville. « Il n’y avait pas qu’eux » assure Frédéric Rangom, d’autant plus heureux d’avoir été choisi. « Je ne sais pas ce qui a fait la différence, peut-être notre expérience. En tout cas, on a atteint notre objectif. »
BPM est donc une structure associative, présidée par Georges Sandjivy et dont le premier salarié et directeur est Frédéric Rangom. « Il faut aussi citer David Rincant, notre trésorier et directeur technique. L’association compte une dizaine de membres et nous sommes sur le point d’embaucher une salariée, une animatrice pour l’après-midi. Nous pensons passer à quatre salariés d’ici le mois de janvier. On aura un budget évalué entre 50 000 et 70 000 euros constitué principalement par la subvention du FSER (Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique). »
Le directeur va se charger d’animer la tranche matinale, de 6 heures à 9 heures. « Notre slogan, c’est « BPM, la radio qui vous donne le rythme ». Il y aura beaucoup de musique, très variée mais toujours rythmée, de la soul, du disco, du funk, et beaucoup de rubriques, ciné, télé et infos locales et nationales. On fera aussi quelques émissions spéciales en direct sur des événements marquants. » Pas question, assure le directeur, de faire du RDC ou du RVVS. « J’ai beaucoup de respect pour ces deux radios, qui existent depuis longtemps mais on vise un public très large et on sera très différent. On sera bien sûr très axé sur Mantes et sa région. Notre zone de diffusion compte 200 000 habitants. On a aussi un spécialiste en communication dans l’équipe qui va tâcher de nous donner de la visibilité et bien sûr, on a des DJ’s et des animateurs bénévoles. Mais on veut dégager une image professionnelle, avec des émissions « carrées » et très rythmées. On travaille aussi beaucoup sur l’habillage sonore de la radio. »
Plutôt habitué à fréquenter le sud du département, BPM doit maintenant apprendre à découvrir le Mantois. A écouter à partir du mois de septembre.
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