L’hypothèse de l’accident est désormais privilégiée dans l’enquête diligentée par le procureur de la République, pour expliquer l’origine de l’incendie qui a détruit une bonne partie des 10 000 m2 d’entrepôts et de bureaux du chemin des Cordeliers, dans la nuit du 16 au 17 juillet (Le Courrier 25/07). Il a pénalisé entre soixante et quatre-vingts salariés, mis en congés ou en attente d’une décision de chômage partiel.
« Tout reprendre
à zéro »
Dans les heures qui ont suivi le sinistre, les chefs d’entreprise ont donné la priorité à la recherche de nouveaux locaux dans la région. Un coup de main de l’agence d’urbanisme du Mantois (Audas) a permis de dépanner provisoirement plusieurs sociétés.
Pour le groupe Promatco - Pneumatis - D2G, une solution définitive a été trouvée à Porcheville, indique l’agence.
Chez RMgaz qui occupait 750 m2 de locaux, un bail précaire de vingt mois a été trouvé sur la zone de la Vaucouleurs. Le patron de cette société spécialisée dans l’équipement en GPL et gaz naturel des véhicules auprès de constructeurs automobiles, des particuliers et des collectivités, n’a guère le temps de souffler.
« On a retrouvé un grand local pour l’atelier et 250 m2 pour les bureaux, détaille Roméo Mencuccini. Le déménagement est en cours. Le principe est de relancer rapidement tout ce qui concerne l’administration, grâce aux données qui avaient été sauvegardées. Pour l’atelier, il tout racheter, comme les ponts élévateurs, par exemple. Je pense qu’on pourra reprendre l’activité le 1er septembre. En attendant, j’ai l’impression de tout reprendre à zéro. Après onze ans, c’est dur. Mais il y a du travail dans ce secteur. Il y a quatre personnes chez nous. Les salariés ont été mis en congés. »
Parmi les sociétés voisines, Seeib (électricité) est installée sur le site Sulzer, mais comme Sedidril, spécialisée dans le matériel de forage, un déménagement dans l’Eure est en cours.
Du côté de Sdtie - ELMO, aucune solution n’a été trouvée pour l’instant. « Nous menons des recherches sur l’ensemble de la Seine aval mais les locaux disposant d’une salle blanche sont rarissimes », indique un représentant de l’Audas. Spécialisée dans l’électronique, Elmo a besoin d’une pièce vierge de toute poussière pour réaliser ses pièces.
Même cas de figure chez le distributeur d’eau Culligan où la recherche se poursuit.
Un nouveau point sur la situation est prévu ce jeudi, en sous-préfecture.
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