Ancien troisième ligne de rugby passé par le Stade Français, le Paris UC et le Métro Racing entre autres, Sam Damergy n’était a priori pas destiné à s’investir dans le football. C’est par le biais de son fils qu’il a approché le FC Mantois. « Quand il m’a dit qu’il voulait faire du foot, j’ai été un peu déçu, se remémore-t-il. Mais bon, ce sont les enfants qui décident. Et puis comme il évolue au poste de gardien, je me dis qu’au moins il allait se servir de ses mains ! »
Au travers de ce premier contact, il va notamment entretenir des relations avec Robert Mendy, actuel coach de l’équipe réserve, et s’affranchir dans le milieu du ballon rond.
Propulsé à la tête du FCM début juillet, le chef d’entreprise tente depuis, comme il l’avait édicté à son arrivée, de faire grandir le FC Mantois.
Hommes de terrain
L’une de ses premières missions a été de renforcer le sponsoring : « Une cellule a été créée et validée il y a dix jours, commente-t-il. Elle est composée de Laurent Olivier et Bernard Kossoko, qui vont sillonner le département pour faire connaître notre club et essayer de ramener le nerf de la guerre, l’argent. » Les premiers fruits ne se sont pas trop fait attendre puisqu’un partenaire a déjà versé 5 000 euros à la cellule. « Si on pouvait faire rentrer cette somme dans les caisses toutes les semaines, ce serait plutôt pas mal », déclare, sourire en coin, le président.
Damergy, tout pragmatique qu’il est, souhaite « éviter la “réunionite” et que tout le monde soit efficace dans ses tâches. » C’est dans ce souci que le bureau a entre autres, au travers d’un rendez-vous avec les élus de Mantes-la-Ville, obtenu d’avoir la main sur la gestion des panneaux publicitaires du stade Aimé Bergeal. « Afin d’être sûrs que nos partenaires n’attendront pas trois mois avant que leurs noms soient affichés dans le stade, précise l’ingénieur de formation. Ce sont des détails qui permettent une plus grande fluidité dans l’organisation. »
La remontée en ligne de mire
Le nouveau bureau directeur a de même entrepris de réhausser le nombre d’éducateurs du club. « Nous en avons engagé huit de plus, notamment pour se mettre aux normes fédérales » et aussi pour que ce quota colle au mieux avec l’axe de développement du FCM, fixé à 15 %.
Quant à l’objectif principal chez les seniors, il est clairement la remontée en CFA : « Je suis passé voir les joueurs, termine Sam Damergy, d’abord pour les rassurer. Je leur ai demandé surtout de prendre du plaisir sur le terrain et que le reste suivrait naturellement. Je leur ai aussi rappelé que nous avions fixé une barre qu’ils se devaient de maintenir. Plus un objectif de type rugby que, pour l’instant, je ne désire pas divulguer. »
R. B.
Budget stable
Le trésorier du FC Mantois Ahmed Sehil a estimé que le budget de l’association serait cette année « plus ou moins le même que l’an passé, à savoir aux alentours de 455 000 euros. » Le comptable va s’attacher à maintenir la pression sur la rigueur budgétaire pour tenter de réaliser des économies là où elles pourront être faites. Ce qui ne sera pas une mince affaire pour une structure loin d’être la plus nantie en CFA 2. Pour preuve, un seul contrat fédéral a été signé, il s’agit du gardien Kokkinis, cette saison et à l’instar de l’exercice précédent. « Un contrat fédéral implique un coût certain et, pour l’instant, on ne peut se permettre d’en signer plusieurs », a constaté Sehil.
Dans la même lignée de rigueur, la nouvelle grille d’éducateurs, plus étoffée en terme d’hommes ne devrait pas coûter plus au club.
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