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Violent incendie sur la zone de la Vaucouleurs
6 000 m2 d’entrepôts ont été ravagés par les flammes dans la nuit du 17 au 18 juillet, sur la zone industrielle de la Vaucouleurs, à Mantes-la-Ville. Une dizaine d’entreprises sont touchées et quatre-vingts salariés pointent au chômage technique. L’enquête se poursuit pour expliquer l’origine de cet incendie d’une rare violence.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  25 juillet 2007
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Les sapeurs-pompiers sont venus à bout de l’incendie vers 4 heures, mercredi. (photo SDIS78)

8 heures, mercredi 18 juillet. Deux lances sont toujours en action, chemin des Cordeliers, à Mantes-la-Ville. Quelques heures plus tôt, un incendie d’une rare violence a détruit près de la moitié de cet ancien bâtiment de 10 000 m2.

Après la surprise, c’est le désarroi parmi les salariés, tenus au loin par le périmètre de sécurité. Plusieurs doivent s’asseoir pour tenter de se remettre du choc de cette nouvelle.

Acétylène

Le feu s’est déclaré la veille, vers 23 heures, dans l’un des entrepôts et s’est propagé par les toitures, provoquant un immense panache de fumée dans le ciel. « La hauteur des flammes était impressionnante », témoigne un habitant proche de la zone.

« J’étais dans le studio, à l’étage, quand les policiers et les pompiers sont arrivés et ont crié pour demander à tout le monde de sortir, témoigne le président de l’association Mouv’ Mantais, Tijani Nieng. Tout le monde a évacué, il y avait de la foule. »

Au plus fort de l’intervention, aux alentours de 2 heures, 120 sapeurs-pompiers, venus de plusieurs centres de secours des Yvelines, étaient sur place. Il leur a d’ailleurs fallu découper une partie de tôle de façade pour atteindre un des foyers. Quatorze lances et trois échelles ont été déployées pour venir à bout des flammes.

Outre l’extinction de l’incendie, maîtrisé en milieu de nuit, les sapeurs-pompiers ont aussi tenté de le contenir au centre du bâtiment, pour protéger chacune de ses extrémités.

« Une des difficultés était la présence de bouteilles d’acétylène et d’oxygène qu’utilise une société qui fabrique des réservoirs de GPL, explique un officier. Il a donc fallu rafraîchir l’endroit autant que possible. Une lance y a été déposée, mais les hommes sont restés en retrait » par crainte d’explosion des bouteilles.

L’arrosage des locaux devait se poursuivre pendant vingt-quatre heures, pour éviter la reprise des foyers résiduels.

« On pense à nos clients »

Parmi la petite foule de personnels abasourdis par le sinistre, Jean-Louis Guérin, PDG de Pneumatis, une entreprise spécialisée dans la suspension pneumatique de véhicules industriels, ne cache pas son désarroi : « On venait de faire des travaux à l’intérieur. L’activité était très bonne, surtout en juillet : nous devions approvisionner nos clients qui ferment le mois prochain. On est obligé de mettre en arrêt plusieurs de nos clients. Notre priorité, c’est de retrouver un local tout de suite et de recontacter nos fournisseurs. »

« On a perdu notre outil de travail. Je pense surtout à nos clients », lâche une employée de cette même société, les larmes aux yeux.

La sous-préfète, Joëlle Le Mouel, s’est rendue les lieux en milieu de matinée et envisageait de mettre en place un soutien psychologique pour les salariés.

Jeudi matin, elle a réuni les chefs d’entreprises, représentants des sapeurs-pompiers et élus pour un nouveau bilan (ci-dessous).

La région n’avait pas connu d’incendie aussi violent depuis celui survenu chez Sulzer, boulevard Salengro, à Mantes-la-Ville, en novembre 2003.

80 salariés au chômage technique

Au lendemain du sinistre, un bilan a été dressé en sous-préfecture. Autour de Joëlle Le Mouel, le maire de Mantes-la-Ville, les chefs d’entreprises, l’inspection du Travail, des représentants de la communauté d’agglomération, de la police, des sapeurs-pompiers et de l’agence d’urbanisme du Mantois, entre autres.

La nomination par le procureur de la République d’un expert judiciaire pour déterminer les causes de l’incendie, a été annoncée. Son équipe était d’ailleurs toujours sur la zone de la Tuilerie dans l’après-midi.

Sur le plan social, « entre soixante et quatre-vingt personnes pourraient être concernées par des mesures de chômage partiel », indique la préfecture. Un élément qui doit être affiné dans les prochains jours avec l’installation de sociétés sinistrées dans des locaux du site Sulzer et de la Chambre de commerce.

En attendant, leurs salariés ont été mis en congés.


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