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Vue érienne du Val-Fourré. |
Au départ, c’était un lieu-dit, un grand terrain vague où un aéro-club était installé. Isolé à l’ouest d’une ville qui venait à peine de se remettre des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, le Val-Fourré a été choisi pour accueillir un grand ensemble urbain comme on les imaginait dans les années soixante : des grandes tours et des barres d’immeubles à n’en plus finir.
Ce complexe divisé en quartiers avec des rues aux noms d’explorateurs, d’écrivains, de peintres, de médecins a été conçu pour abriter la population ouvrière, de toute origine, venue vivre dans cette région industrielle. La « plus grande ZUP de France » a compté jusqu’à 25 000 habitants. Comme toutes les grandes cités, elle a souffert, et souffre encore, de la crise économique et de la montée du chômage. Le malaise a atteint son paroxysme avec les émeutes de 1991, une cicatrice encore présente aujourd’hui dans la mémoire de ses habitants.
En 1992, les quatre premières tours tombent dans le quartier des Écrivains, où l’on trouve aujourd’hui le centre d’affaires Clemenceau. C’est le début d’une rénovation urbaine qui s’est accéléré depuis dix ans. Les tours Millet (2000), Sully (2001), Ramon (2005) et Degas (2006) n’existent plus. L’heure est à la dédensification, même si l’on ne devrait plus revoir de foudroyage d’immeuble avant longtemps, à la résidentialisation et au programme d’accession sociale à la propriété. Enfin, dans le quartier des Peintres, considéré comme “le plus chaud” du VF, un pôle nautique va sortir de terre dans quelques mois.




