Samedi, c’est une musique beaucoup plus calme qui a pris le relais des festivités de la veille, dans le parc du château de Rangiport.
Bal populaire et pétards vendredi soir, fugues, préludes et sonates samedi. De quoi rassurer les cygnes et hérons cendrés épouvantés par le feu d’artifice de la veille.
Ce concert est comme chaque année, depuis douze ans, la conclusion du stage de formation qui s’est déroulé dans ce lieu fréquenté par de nombreux artistes depuis le début du vingtième siècle.
La vingtaine de musiciens de haut niveau vient de différents pays et profite des cours de violon, de piano, de composition, d’écriture donnés par Émile Naoumoff et d’autres professeurs dans le cadre de l’académie internationale de musique.
Samedi après midi, sous la tente rayée vert et blanc, treize prestations ont ravi un public averti.
Parmi les morceaux classiques de Bach, Beethoven ou Vivaldi, interprétés par les artistes, Antoine Ouvrard a apporté une note de fantaisie.
Après avoir exécuté la sixième Nocturne de Fauré, il a donné avec beaucoup d’humour « Mozart avec nous » de Boris Vian. Charmé, le public a réclamé avec force un autre morceau. Il a de bonne grâce et avec grand talent chanté en s’accompagnant au piano « J’suis snob » pour le plus grand plaisir de tous.
Malgré ses dénégations « Je suis pianiste, pas chanteur, je n’ai jamais pris de cours de chant… », sa voix est bien agréable à entendre et son interprétation étonnamment dans l’esprit de Boris Vian.
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