Samedi, une quarantaine de personnes parties de la salle des fêtes de Senneville se sont dirigées vers la petite vallée abritant le ru de Senneville. Ce petit affluent de la Seine est au cœur d’une vive polémique. La raison du courroux des habitants : le projet de station d’épuration. Un projet dont l’Association pour la protection de la vallée du ru de Senneville (A2PVRS), remet en cause la nécessité.
Pétition
« Depuis longtemps, il était prévu que les communes du Sud-Mantois puissent se raccorder au réseau d’assainissement de la Camy, et utiliser ainsi la station d’épuration de Rosny, explique Jocelyne Gaumont, la présidente, mais il fallait pour cela que le syndicat intercommunal chargé de cette question passe une convention avec la Camy avant fin 2006, ce qui n’a pas été fait, le syndicat n’ayant pas pris la délibération nécessaire. »
De ce fait les communes concernées doivent maintenant se tourner vers une autre solution, imposée par le préfet, qui a pour cela désigné un expert. « C’est cet expert qui a proposé cette station d’épuration qui, après discussion, ne concernerait en fait que quelques villages, environ 1 800 personnes », poursuit l’association.
Une raison supplémentaire pour l’A2PVRS de s’opposer à une opération qu’elle estime « coûteuse financièrement et en termes d’environnement ».
« Que va-t-il se passer quand, comme il le fait régulièrement, le ru débordera, inondant certains hameaux ? Comment va-t-on évacuer les boues générées par le traitement des eaux usées ? Qu’en sera-t-il des effluves émanant de cet équipement ? »
Autant de questions posées par les personnes qui participaient dimanche à cette marche. Des interrogations relayées par une pétition qui a déçu plus de 1 000 signatures. « Nous demandons simplement qu’une nouvelle discussion ait lieu entre le syndicat intercommunal et la Camy », conclut l’association.




