Si Cyril Chapelle et d’autres au COG avaient fait part de leurs doutes quant à l’opportunité de demeurer en PH au vu de la mauvaise saison réalisée par l’équipe première, les dirigeants ont toutefois accepté la proposition du Cifr. « On est parti du principe que, même si l’on descend d’une division et que le niveau soit moins fort, si l’on ne s’envoie pas un minimum en rugby, cela ne sert à rien, explique Chapelle. Et puis je sais par expérience que les formations sont tellement fluctuantes d’une année sur l’autre qu’être relégué n’est pas forcément la garantie d’effectuer un championnat facile. J’en reviens à ce qu’on disait au début : quand on ne bosse pas, à quelque échelon que ce soit, on n’y arrive pas. »
Gargenville a ainsi préféré repartir en PH et prendre le challenge à relever au sérieux. « À part deux matchs dans la saison, on n’a jamais été à la rue », rappelle l’entraîneur. Comme de surcroît le groupe ne devrait connaître que très peu de départs et qu’il pourra compter sur une génération de juniors intéressante, la gageure de jouer le maintien ne s’annonce pas impossible. « Le meilleur exemple en est Limay. Malgré un XV assez chamboulé en début d’exercice, ils ont réussi à terminer quatrièmes et ont raté l’accession de peu. Je crois qu’avec l’implication des joueurs et un rajeunissement certain de l’équipe qui se fait bien, on réussira. »
En termes d’objectif pur, le coach veut d’abord lier le collectif et lui amener une culture club. Il espère aussi, en tant que « vieux briscard », voir de ses yeux les fruits du travail réalisé « depuis vingt ans. C’est vrai que c’est une des raisons qui me donnent envie de rester. J’ai fait partie de la génération qui a remporté trois titres en trois ans et qui a atteint la finale du championnat de France de série. Et tous ces jeunes qui aujourd’hui vont arriver année après année sont ceux qui, à l’époque, faisaient partie des tribunes et qu’on a un peu inspirés. »
Dans le jeu, Gargenville va se recentrer sur les bases et les repères. « C’est ce que tout le monde dit toujours, mais c’est une vérité immuable, poursuit Chapelle. On ne va rien réinventer, on va même simplifier nos tactiques au maximum. Je préfère qu’on exécute bien deux ou trois combinaisons plutôt que d’en connaître vingt-cinq qu’on ne maîtrise pas. »
R.B.






