Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Françoise Descamps a pulvérisé les scores dans la commune de Limay avec 56,5 % des voix soit 13 % de plus que Pierre Bédier qui s’incline. En 2002, Annette Peulvast avait perdu face à Pierre Bédier ne réalisant que 47,3 % des voix contre le candidat de la droite qui avait raflé la mise avec 52,7 %. Françoise Descamps inverse complètement la tendance cette fois.
Le résultat de dimanche soir est lié au score obtenu par le maire de Limay lors du premier tour. Il a enregistré un taux de 33,9 % au premier tour dans sa ville contre 30,2 % pour Pierre Bédier. Jacques Saint-Amaux estime que par rapport aux dernières législatives, ses électeurs se sont bien reportés sur le PS : « Nous avons contribué à ce score encourageant », affirme-t-il.
En 2002, Pierre Bédier était en tête dans six des neuf bureaux de vote. Cette année il n’a réussi à en convaincre que deux sur douze : celui de la cantine de Ferdinand-Buisson et Zulmée-Carlu.
Le taux d’abstention reste, lui, inquiétant. Il a encore grimpé par rapport à 2002 : 54, 9 % de participation il y a cinq ans et seulement 53,2 % cette année.
Le canton reste fidèle à Bédier
Le canton reste fidèle à Pierre Bédier comme en 2002 où il avait atteint presque 60 % des voix. Mais avec des surprises tout de même. La commune de Gargenville, qui avait plébiscité le candidat UMP avec 65,2 % il y a cinq ans, s’est portée à gauche : 50,8 % en faveur de la candidate PS et 49,2 % pour Pierre Bédier.
Porcheville a, lui aussi, mis la candidate gagnante avec 50,6 % contre 49,4 % pour Pierre Bédier : dix voix les séparent. Mais il y a toujours les fidèles. Notamment les communes rurales du Vexin français. Par exemple Brueil-en-Vexin comptabilise 69,3 % des voix en faveur du député sortant tout comme Sailly (63,3 %), Montalet-le-Bois (68,8 %), ou encore Lainville (66,8 %).
Mais la vague Bédier n’a eu lieu ,i au premier tour ni au second à Limay.
En conclusion, le ville de Jacques Saint-Amaux reste bien la seule du canton vraiment ancrée à gauche.




