Zone d'activité : des tranchées pour bloquer les gens du voyage
La cohabitation avec les gens du voyage est difficile sur la zone d’activité, depuis quatre ans. Les travaux de la nouvelle aire d’accueil, rue du Criquet, démarrent en juillet. Entre-temps, des tranchées ont été creusées pour l’interdire l’accès aux terrains de la zone d’activité.
Frédéric Le Bozec
Le Courrier de Mantes
Publié le: 20 juin 2007
Page 31
La zone d’activité comptait quatre ou cinq caravanes de nomades, vendredi. Dix jours plus tôt, il y en avait encore près de quatre-vingts. Un contrôle d’identité de grande envergure mené par les gendarmes dans les premiers jours de juin a précédé leur départ et permis aux représentants de la communauté de communes de creuser des tranchées et d’élever par endroits des monticules de terre autour du site pour en empêcher l’accès.
Contrat « rempli »
Une mesure de dernier recours qui n’enchante pas le président des Portes d’Ile-de-France : « On est obligé de défigurer la zone d’activité. Je ne voulais pas le faire, mais j’ai bien été obligé de me rendre à l’évidence. On est obligé de faire comme cela pour protéger le terrain. Ça n’est pas normal. »
Le climat s’était sérieusement tendu ces dernières semaines, sur cette parcelle où les élus de la communauté entendent multiplier l’installation d’entreprises. Un hôtel d’activité, contenant des espaces de bureaux et de stockage sur près de 1 500 m2, construit en face de la déchetterie, doit ouvrir cette année.
Des « saccages » ont été récemment constatés sur la déchetterie où une benne a brûlé. Une partie de la clôture d’une entreprise a aussi été dérobée récemment. Michel Obry affirme avoir eu des échanges verbaux houleux avec des nomades.
En septembre dernier, il avait tapé du poing sur la table, après des dégâts constatés sur la déchetterie intercommunale et des « menaces et insultes » proférées contre le personnel.
Une aire d’accueil de vingt places doit ouvrir rue du Criquet avant la fin de l’année, pour recevoir les gens du voyage. Sa capacité, conforme au schéma départemental imposé aux communes, ne sera pas suffisante pour accueillir autant de véhicules.
« Mais nous aurons rempli notre contrat. L’État, à travers le préfet, devra remplir le sien. Avec cet équipement, si les gens du voyage stationnent dans l’une des huit communes de la communauté, nous pourrons demander l’intervention de la force publique. »
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