On pressentait la nouvelle depuis pas mal de temps. Enfin, c’est officiel. La fédération française de rugby souhaitait que l’exception du secteur Nord-Est (composé de poules à onze clubs) dans lequel évoluait Mantes ne perdure pas et passe à douze représentants.
« La FFR a fait la proposition à notre bureau directeur, explique Fabrice Carmignani, et celui-ci a accepté de rempiler en Fédérale 3. D’abord parce qu’un maintien ne se refuse pas, ensuite parce le niveau national est plus intéressant et motivant pour le groupe. »
Il demeure que ce « sauvetage », franchement positif pour le rugby local, devra être encaissé par l’ASM. Car l’équipe première des jaunes et bleus semble arriver plutôt en fin de cycle. Le parcours chaotique du groupe senior pourrait aussi en refroidir quelques-uns.
À ce second argument, Carmignani répond, assez optimiste, que « le break de trois mois que l’on connaît actuellement sera certainement profitable pour permettre de ressourcer mentalement le collectif. Et je crois que les joueurs sont conscients des efforts à réaliser pour relever le challenge. Ils ont déjà une idée de l’exigence qu’implique la Fédérale et je pense donc qu’ils répondront présents sur l’engagement. »
Sur l’envie
Quant à la première objection, elle trouvera peut-être sa réponse justement dans les conséquences de ce maintien, avec certainement un surcroît de motivation de la part de ceux qui souhaitaient éventuellement arrêter. « Pour l’heure, on n’a que trois défections », commente un coach qui ne désespère pas de convaincre les intéressés de revenir sur leur décision.
« Réussir l’exercice prochain passera avant tout par une envie accrue. C’est une qualité qui nous a souvent fait défaut cette année. Il faut que les joueurs soient remontés comme des pendules, qu’ils entrent sur le terrain avec la volonté de gagner et non plus celle d’essayer de ne pas perdre. Mantes, qui a le potentiel de la Fédérale 3, doit améliorer son état d’esprit compétitif. »
L’entraîneur va aussi tenter, au moyen d’une plus grande pédagogie, de franchir un palier dans la lecture du jeu : « Comprendre ce que fait l’adversaire, observer sa défense et s’adapter, cela reste aussi une priorité à travailler. Les quinze mecs sur la pelouse doivent au même moment saisir le sens de ce qu’ils réalisent et de pourquoi ils le réalisent. »
Des pistes déjà définies, qui seront peaufinées ensuite par lui-même et son futur comparse sur le banc de touche. « Actuellement, et même si des contacts ont été pris avec quelqu’un, rien n’est finalisé sur ce plan », déclare, prudent, Carmignani.
Enfin, l’adjonction des jeunes et notamment des juniors qui montent sera aussi un élément à prendre en compte pour permettre au club de miser sur la durée et évidemment d’obtenir l’année prochaine des résultats plus probants.






