Lundi 4 juin, un employé du service des sports a mis fin à ses jours en se pendant, dans les ateliers du stade du Moulin des Rades.
Le corps inanimé a été découvert par deux de ses collègues, vers 17 heures. Les policiers de Mantes-la-Jolie se sont rendus sur les lieux. L’autopsie réalisée mercredi confirme la thèse du suicide, indique une source policière.
« Pression »
au travail
L’agent municipal était âgé de 50 ans. Il laisse derrière lui son épouse, deux garçons de 7 ans et 16 ans. Il a été inhumé en Bretagne, samedi. La nouvelle a provoqué le désarroi du personnel de la mairie pour lequel un suivi psychologique collectif mais aussi individuel a été mis en place vendredi. L’agent, qui travaillait pour la commune depuis près de trente ans, était apprécié de ses collègues. Un « bon gars » décrit un membre de sa famille.
Si les motifs d’un suicide demeurent strictement personnels, son déroulement sur le lieu de travail suscite des questions.
Selon la famille, l’agent subissait une « grosse pression » sur le plan professionnel. Des problèmes de sous-effectifs sont évoqués au sein du service.
La mairie n’a, pour l’instant, pas communiqué de réponse à ce sujet.
Une demande d’enquête administrative a été formulée par les délégués du personnel, indique un de ses représentants.
Trois cas chez Renault
Plusieurs cas de suicide d’employés sur leur lieu de travail ont récemment été évoqués dans les Yvelines. Le Technocentre de Renault, à Guyancourt, en a connu trois, dont celui d’un ingénieur, en octobre 2006, surmené et mis sous pression par sa hiérarchie. Son geste désespéré a d’ailleurs été reconnu comme accident du travail par la Caisse primaire d’assurance-maladie, début mai.






