Programme Nexity, rue de Dammartin. Une dalle de chantier… encombrante
La circulation est redevenue à double sens, rue de Dammartin. Près de deux mois de coups de téléphone, de mises en demeure, de procès-verbaux et de réunions sur place, entre la Ville et le promoteur immobilier Nexity, ont été nécessaires pour un retour à la normale. Explications.
Frédéric Le Bozec
Le Courrier de Mantes
Publié le: 13 juin 2007
Page 25
Retour à la normale, ou presque, vendredi dernier. En fin de journée, la rue de Dammartin a retrouvé sa circulation à double sens. Au soulagement des automobilistes, bien sûr, qui ont connu quelques semaines de perturbations qui n’étaient pas prévues, mais aussi des riverains.
L’origine des désagréments ? Une dalle de béton d’environ 1,30 m qui débordait sur la chaussée pour faciliter les accès des camions au chantier de construction de quatre-vingt-six logements, imaginé par le promoteur Nexity : deux tranches de quarante appartements et deux maisons au centre qui comportent chacune trois logements.
« Protéger les trottoirs »
Le chantier a été lancé en octobre 2006. Selon le calendrier communiqué par le service de la ville, il faut compter environ vingt mois de travaux, soit une livraison du programme au second trimestre 2008. Les bâtiments devaient être édifiés l’un après l’autre. Le choix de les réaliser simultanément a, au bout du compte, été retenu.
En dehors des désagréments habituels, les premiers mois de construction se sont déroulés sans réel problème. Mais à partir de la mi-avril, changement de ton : au bardage métallique mis en place pour délimiter le chantier de la voie publique s’est ajoutée une dalle de béton d’environ 1,30 m qui déborde sur la route, monopolisant de fait une des deux voies de circulation.
« L’entreprise a expliqué qu’elle servait à protéger le trottoir et la chaussée au moment des livraisons des camions. Cependant, elle n’était absolument pas stipulée dans l’arrêté (municipal) initial », détaille-t-on en mairie.
Selon la Ville, les policiers municipaux se sont rendus sur place pour dresser un procès-verbal et réaliser des photos de la dalle litigieuse et, le 27 avril, la commune a adressé un courrier de mise en demeure à l’entreprise pour qu'elle retire la dalle de béton.
Les représentants de la société Asiatica venaient d’ailleurs d’adresser un courrier à la ville « pour évoquer le blocage de [son] activité à cause du chantier », indique-t-on par ailleurs en mairie.
Un second arrêté municipal, après plusieurs discussions, coups de téléphone entre la ville, le promoteur et l’entreprise chargée d’exécuter le chantier, a finalement autorisé la dalle, sur une longueur d’un mètre. Vendredi, « l’excédent » de la dalle, réalisée deux mois plus tôt, a été cassé.
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