C’est un petit panneau qui vous indique la marche à suivre. Des petits galets rouges qui vous indiquent la route. Rencontre tout d’abord avec Gilles Le Dilhuidy, photographe « amateur » de Vaux-sur-Seine. Amateur certes mais qui travaille quand même pour de prestigieuses maisons d’édition comme l’Archipel ou encore Actes sud.
Fleurs, couleurs…
Ses photographies sont plantées dans l’herbe. Son truc ce sont les fleurs qu’il photographie à travers un bloc de verre.
Plus loin, un drôle de parcours nous étonne. Des galets ronds sont disposés en forme d’escargots. Lydie Ribac est en effet « obsédée » par les points. Les points ? « Oui les points. Enfin les trois petits points du mot ETC », sourit-elle.
sans raison ou
avec questions…
Tout a commencé lors de la première édition de Ballad’arts il y a trois ans. Elle avait posé sur la Seine des morceaux de bois avec le mot ETC… L’an dernier elle s’est donc attachée à travailler ces fameux trois petits points du mot ETC « trois petits points il n’y a plus rien à dire. Tout finit et tout commence », explique-t-elle. Son projet continue cette année avec ses fameux trois petits points qui deviennent ronds.
En parlant d’énergumène partons à la rencontre de Gwénaël Gaebel-Federspiel, jongleur, vidéaste, peintre et surtout « insomniaque ». Du moins c’est comme cela qu’il se qualifie : « Sinon comment pourrais-je produire autant ? ». Directeur d’une association de jongleurs, il peint sur le thème de l’Afrique ou encore des thèmes de société, il a aussi créé Sax, l’ouvrier du futur. Quatre mains avec un crâne chauve « signe de l’usure de l’homme. Ses mains de couleurs marron usées elles aussi parce que l’homme va travailler plus », sourit-il.
Pause amoureuse avec les boîtes d’amour de Marlène Zalc-Bayssière originaire de Saint-Germain-en-Laye. Qu’est-ce qu’il y a dans ces boîtes ? « De l’amour, beaucoup beaucoup d’amour ».
peinture,
légumes…
Un peu plus loin sont plantées grâce à un piquet les œuvres peintes de Stéphane basset, un artiste qui aime beaucoup les légumes du potager et qui les peint « pour s’amuser ».
Agnès Lonfleur, elle, peint pour « poser des questions », elle crée des bustes de femmes mais « en grillage ». Pour elle, tout ce qui est beau est toujours « enfermé dans une cage ». Un travail sur l’esthétique et l’image de la femme dans notre société.
papier, galets…
Par terre, les galets de couleurs rouges continuent de guider notre route et font le lien entre les artistes. La dernière attire notre regard. Quatre chemins sont dessinés en papier, en galets, avec des plumes, du bois, de la poudre et déclinés sur quatre thèmes : le rouge, l’eau, le bois et la mousse. Claire Maïsterrena, originaire de Suresnes aime travailler « le papier, les végétaux et les minéraux. En fait je cherche à faire flotter le papier sur l’eau. Je décline cette expérience avec différents thèmes et différentes couleurs ». Elle ne peut exposer que dehors. Ses créations ne prennent leur sens qu’en pleine nature.
Les galets rouges ont disparu. La Ballad’arts se termine là. Certains se promènent, d’autres pêchent à la ligne. Comme le précise Marlène Zalc-Bayssière : « L’art se démocratise sort dehors et part à la rencontre des gens ». Certains s’arrêtent voir les œuvres, d’autres non. Sortir l’art des galeries, des expositions pour le planter là sous nos yeux dans notre quotidien, au cours de nos promenades, Ballad’arts l’a fait. Merci.






