Badminton. Le CO Gargenville vise plus haut
Après cinq ans d’existence, le badminton de Gargenville tente de se structurer. Fort de ses deux cents adhérents, le club déploie les efforts nécessaires pour être au top au niveau départemental.
Le Courrier de Mantes
Publié le: 13 juin 2007
Page 45
Avec de petits moyens, 900 euros de subventions municipales seulement, le club du président Gaston de Luca essaie tant bien que mal de poursuivre une croissance soutenue. Il y a trois ans, une première évolution a eu lieu puisqu’à « la forte demande des adhérents, explique-t-il, nous avons monté deux équipes en compétition officielle. De toute façon, si l’on souhaite conserver nos jeunes, il faut absolument leur faire faire de la compétition ».
Miser sur la formation
Les premiers fruits de ce travail commencent à poindre avec les bons résultats en individuel de Mélanie Lacour chez les poussins ou de Thibault Duffays en cadet. Ce dernier est un espoir que les dirigeants espèrent intégrer l’an prochain à l’équipe première qui a terminé deuxième de sa poule, à égalité avec Saint-Germain-en-Laye. « On a raté l’accession pour un set », regrette l’entraîneur David Dagut, pas découragé pour autant.
Ces résultats probants sont en effet déjà très satisfaisants pour le bureau directeur. « Il y a deux ans, Delphine Paska et David Dagut ont remporté la Coupe des Yvelines et ont fini en finale l’an passé. Et, cette saison, tous nos joueurs sont classés. En 2006, c’était seulement la moitié », explique le président, qui voit l’avenir en rose.
Ces progressions, individuelles et collectives, font ainsi penser que le COG est sur la bonne voie, même si cela reste difficile. « On découvre tout, reprend Gaston de Luca, et on essaie d’agir en fonction. Les créneaux horaires des gymnases pleins à craquer, les financements, la labellisation de l’école de badminton qui permettrait de détecter plus aisément nos jeunes et d’organiser des tournois ou encore de faire accepter aux joueurs loisirs, pour l’heure notre contingent le plus fourni, l’arrivée de la compétition, ce sont autant de gageures que l’on apprend à relever. »
Résultats probants
Si Gargenville obtient cette année son label fédéral, elle pourra de même bénéficier d’aides à la formation des éducateurs, un autre gage de réussite pour bien négocier le futur. Et faire ainsi grandir dans la ville un sport qui à la côte en ce moment. Étonnés ? « Même s’il reste une discipline très physique et technique, explique David Dagut, on peut, contrairement au tennis ou au tennis de table, prendre du plaisir dès le premier échange au badminton. Ca peut expliquer son succès actuel ».
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