8e circonscription. Pierre Bédier, candidat UMP « pas béat mais loyal »
Ludovic Vincent
Le Courrier de Mantes
Publié le: 23 mai 2007
Page 11
Élu en 2002 avec 60 % des suffrages au deuxième tour, Pierre Bédier avait laissé son siège de député à André Samitier pour rejoindre le gouvernement. Mis en examen dans une affaire de corruption, il fut contraint de démissionner en janvier 2004. Des circonstances malheureuses - le décès d’André Samitier - lui ont permis de retrouver une place à l’Assemblée nationale en décembre 2004. Mais l’élection partielle fut serrée (51 %) et marquée par un fort taux d’abstention de plus de 60 %. Absent de la campagne présidentielle, il est confronté cette fois, et entre autres, à l’offensive de son adversaire de 2004, la maire de Rosny, Françoise Descamps-Crosnier (PS), qui veut surfer sur l’effet Royal à Mantes.
Alors Pierre Bédier répond sans réserve : « Je n’étais pas d’accord avec Nicolas Sarkozy sur un certain nombre de sujets, ce n’est pas un mystère, mais je le suis encore moins avec Mme Royal. Le président a besoin qu’on lui donne une majorité présidentielle. Je serai dans cette majorité avec mon expérience et ma lucidité, pas béat mais loyal. » Son étiquette UMP absente de ses affiches ? « Je me fiche des étiquettes. Ce qui m’intéresse, c’est la complémentarité des talents. » Sa condamnation à une peine d’inéligibilité contre laquelle il a fait appel ? « Les aléas de ma vie ne m’ont jamais empêché de me mobiliser sur des projets. » Son activité de député qui le classe 512e ? « Je constate que Mme Royal et M. Bayrou sont derrière moi. Mais ce classement ne veut rien dire. On ne mesure pas ainsi l’activité d’un député. Il ne prend pas en compte tous les critères. Par exemple : combien sommes-nous à tenir une permanence sans rendez-vous ? » Le cumul avec son rôle de président du conseil général ? « Les mandats sont complémentaires. »
Le “système Bédier” fustigé par les socialistes ? « On me reproche de faire du clientélisme parce que je réponds aux problèmes des habitants ! Le “système Bédier”, je le revendique. C’est rassembler les élus pour partager des projets, mobiliser et fédérer les énergies sans petit calcul. Agir local et penser global. Mme Descamps fait partie du “système Bédier” avec l’Opération d’intérêt national et le déplacement du péage de Buchelay. On attend d’un député des projets et une capacité à les porter. Je pense avoir fait mes preuves. Avec l’OIN et le renouvellement de la charte du Parc naturel régional du Vexin, voilà deux projets que j’ai initiés et qu’il faut pérenniser. »
L’emploi, le logement, les transports et l’environnement sont les quatre thèmes principaux que Pierre Bédier a choisis pour sa campagne.
Bio express
• 49 ans, né à Mont-de-Marsan
• Marié, quatre enfants
• Chef d’entreprise
• Secrétaire d’État aux Programmes immobiliers de la justice de 2002 à 2004.
• Député de 1993 à 1997. Réélu en 2002 avant de devenir membre du gouvernement. Réélu en 2004 après le décès d’André Samitier.
• Conseiller général de 1994 à 1995 et de 2004 à 2005. Président du conseil général depuis septembre 2005.
• Conseiller régional de 1992 à 1995.
• Maire de Mantes-la-Jolie de 1995 à 2005 (réélu en 2001, il a cédé son fauteuil de maire à Michel Sevin de 2002 à 2004 lorsqu’il était au gouvernement et a quitté le conseil municipal et la place de maire au profit de Michel Vialay en 2005, lorsqu’il est devenu président du conseil général).
« Fédérer les énergies autour des projets. »
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