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Follainville-Dennemont. Fermeture de l'usine Sumco
L’usine Sumco fermera ses portes à la fin de l’année. En cause : le déficit financier de l’entreprise. Cent personnes vont se retrouver sur le carreau.


Adélaïde Haslé

Le Courrier de Mantes
Publié le:  23 mai 2007
Page 22 

La nouvelle est tombée mardi. L’usine Sumco fermera ses portes à la fin de l’année. Alain Langlais, le directeur de l’entreprise, ne cache pas sa déception : « On part tous. C’est un arrêt de la production. C’est terminé pour tout le monde. » En cause : le déficit financier de l’entreprise. « Nous perdons 3,4 millions d’euros par an. Le groupe nous a soutenus autant que possible en injectant de l’argent mais ça n’a pas suffi », ajoute-t-il. La société existe depuis 1989. Au départ son nom était Epitech.

Pertes financières depuis 2001

Elle embauchait quinze salariés. En 1995, la société est rachetée par un groupe japonais : Sumco. L’entreprise a grandi peu à peu jusqu’à embaucher 170 personnes et connaître son apogée en 2000. Mais dès 2001 « la concurrence s’est accrue. Et nous n’avons jamais réussi à remonter la barre », continue Alain Langlais. Sumco fabrique des plaques de silicium qu’elle revend à des entreprises qui fabriquent des composants électroniques. La forte concurrence, notamment asiatique, a eu raison de Sumco France.

Aucune possibilité de reclassement pour les salariés puisque les autres filiales du groupe se trouvent aux États-Unis et au Japon. Toute la production européenne se trouve à Follainville-Dennemont. Samuel Boureille, maire de la commune, évoque « une catastrophe humaine ». Il compte faire son « possible pour aider les salariés ».

Selon Alain Langlais, les salariés n’ont pas été surpris. « Depuis cinq ans, nous communiquons régulièrement sur les difficultés financières de l’entreprise. Tout le monde savait qu’on était en phase de survie. On s’y attendait tous plus ou moins. » Ce que confirme José Caseiro, cadre et secrétaire du CE : « Même si on s’y attendait, ça a été une douche froide. »

Pour les cent salariés, il va maintenant falloir retrouver du travail. « Ça va être difficile. Il s’agit d’une production très spécialisée. Il n’y a rien de similaire dans la région », explique Denis Langlet, secrétaire départemental FO métallurgie.

« Ce que nous reprochons à la direction, c’est de ne pas avoir investi pour renouveler les outils de travail », continue-t-il. José Caseiro, secrétaire du CE, n’est pas très optimiste non plus. « Peut-être qu’on pourrait trouver un repreneur. Mais je ne crois pas tellement à cette hypothèse », déclare-t-il. Tout a-t-il été fait pour maintenir l'usine ouverte ? « On le pense, oui », répond Alain Langlais.

Une réunion pour discuter d’un plan de sauvegarde de l’emploi est prévue le 31 mai.

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