Législatives 8e. Jacques Saint-Amaux, « une candidature collective »
Adélaïde Haslé
Le Courrier de Mantes
Publié le: 16 mai 2007
Page 8
Ça y est, c’est officiel, Jacques Saint-Amaux part pour les législatives en réussissant un tour de force : rassembler derrière lui toute la gauche antilibérale. Enfin presque. « Nous restons en contact avec eux mais il semble que le Parti des travailleurs préfère partir seul pour cette élection », déclare le maire de Limay. « Avec les militants communistes, alternatifs, citoyens, écologistes, syndicalistes nous nous sommes rassemblés pour riposter ensemble. Cette candidature de toute la gauche courageuse est la poursuite d’une dynamique engagée depuis 1997 dans le Mantois et le Vexin », explique-t-il.
Des divergences
Selon eux, ce rassemblement n’est pas dû aux résultats catastrophiques des petits partis de gauche à l’élection présidentielle. « C’est une dynamique que nous avons mise en place il y a longtemps », assure Bénédicte Bauret. « Nous avons des divergences certes, reprend Jacques Saint-Amaux. Mais c’est aussi ce qui fait notre force. Nous ne sommes pas forcément d’accord avec les Verts sur le problème du nucléaire par exemple. Mais nous en discutons et c’est comme ça qu’on avance. Sur le plan social et humain, la région mantaise connaît les plus forts taux de chômage, de précarité, de pauvreté et de RMistes du département. Le chômage est le triple de la moyenne départementale des Yvelines. 30 % des salariés de la région et jusqu’à 50 % des femmes salariées occupent des emplois précaires, on se bat tous contre ça. Il était donc logique pour nous de se réunir
C’est Nathalie Coste, membre de Decil et militante au comité de soutien de José Bové, qui a été désignée suppléante de Jacques Saint-Amaux. Celui-ci s’est présenté une fois avec Jacqueline Salomon et deux fois avec Bénédicte Bauret. « Il s’agit d’une candidature collective, assure Nathalie Coste. Derrière un candidat qui a une certaine légitimité sur le territoire. Finalement, on se retrouve tous sur bon nombre de combats. Aujourd’hui ce qui compte c’est que nous avons tous la même envie : battre la droite et l’extrême droite. »
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