Royal à 82,1 % au Val-Fourré
La ville centre du Mantois vote à l’inverse de ses voisines. Déjà en tête au premier tour, Ségolène Royal réunit 59,6 % des Mantais au second tour. Elle bénéficie bien sûr du vote anti-Sarkozy mais pas seulement : le report des voix de l’UDF Bayrou a été plus important sur sa candidature que sur celle du nouveau président.
Ludovic Vincent
Le Courrier de Mantes
Publié le: 09 mai 2007
Page 11
Nicolas Sarkozy a remporté l’élection présidentielle mais Guillaume Quévarec et ses amis socialistes mantais se sont offert un petit lot de consolation. Ils ont applaudi avec un malin plaisir le maire UMP Michel Vialay au moment où celui-ci proclamait les résultats enregistrés à Mantes-la-Jolie. 59,6 % pour Ségolène Royal ! Le score est phénoménal au Val-Fourré (82,1 %) et elle reste en tête à Gassicourt (51,7 %). Le centre-ville sauve l’honneur de l’UMP (Sarkozy à 60 %).
Au premier tour, Ségolène Royal avait réuni plus de 6 200 voix. Au second, ils sont plus de 9 300 à avoir glissé un bulletin Royal dans l’urne. Elle a sans doute fait le plein des suffrages à sa gauche mais ils étaient peu nombreux (1 500 avec Besancenot, Buffet, Bové, Laguiller et Voynet).
Il faut donc se tourner vers les 2 700 électeurs de Bayrou pour comprendre. Comment ont-ils voté ? Nicolas Sarkozy ayant gagné environ 2 200 voix entre les deux tours, on peut imaginer qu’il a facilement récupéré les 1 500 suffrages de l’extrême droite (Le Pen et de Villiers). Il reste à répartir les électeurs du centre : 700 environ pour Sarkozy ; 1 600 pour Royal. Ce report important des voix de Bayrou vers Royal est-il le résultat d’un référendum “anti-sarkozy” comme aiment à le penser les leaders locaux de l’UMP ? Ou s’agit-il d’une adhésion plus large aux idées socialistes comme aiment à le penser les leaders locaux du PS ?
Les réponses vont arriver avec les prochaines élections législatives. Totalement absent de la campagne présidentielle, Pierre Bédier (UMP) a lancé la sienne dimanche soir. Il a invité ses militants à se mettre au boulot et les premières affiches ont été collées le soir même. De son côté, Françoise Descamps-Crosnier (PS) a fait de même. Et les tracts d’Aziz Senni (UDF) sont également arrivés. Une nouvelle campagne a démarré.
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