Menée par la direction des études statistiques de l’Unedic, l’enquête annuelle des besoins en main-d’œuvre dresse la carte de l’emploi dans les trois départements de l’ouest francilien, les Yvelines, le Val-d’Oise et les Hauts-de-Seine. L’enquête qui a été réalisée auprès de 84 000 entreprises fait apparaître 99 199 intentions d’embauche. Ce nombre important de projets de recrutement se concentre sur seulement 18 400 entreprises.
Plutôt dans les grosses sociétés
Contrairement à la tendance nationale, ce sont plutôt les entreprises de plus de 200 salaires, et non les PME qui chargent à embaucher.
Pas de surprise : les Hauts-de-Seine restent le premier recruteur de l’ouest parisien réunissant plus de la moitié des intentions d’embauche avec La Défense, comme poids lourds de l’emploi. Les Yvelines constituent l’autre gisement d’emplois, avec au total 10 810 des intentions de recrutements pour une large vallée de la Seine et 16 587 pour tout le reste du département. L’étude fait également ressortir les difficultés de recrutement : il est jugé délicat par 45,7 % des chefs d’entreprise.
Autre résultat sans surprise : les ingénieurs et les cadres spécialisés de l’informatique sont les métiers les plus recherchés tous bassins d’emploi confondus. Ils représentent à eux seuls 12 % des demandes des employeurs. Parmi les métiers en tension, c’est-à-dire ceux où l’offre d’embauche est la plus forte par rapport à la demande, on trouve les maçons et les ouvriers qualifiés des travaux publics et du gros œuvre du bâtiment, les cadres et techniciens du BTP, les employés de maison, aides à domicile et assistantes maternelles, les représentants VRP, les cadres technico-commerciaux.
Recherche animateurs
La vallée de la Seine (Yvelines Nord) a ses spécificités : on y recherche des animateurs socioculturels, des employés et agents de maîtrise de l’hôtellerie, des agents d’entretien, des employés de libre-service, des ingénieurs et cadres techniques de l’industrie. À noter enfin que plus de 63 000 projets de recrutement relèvent de l’activité des services. Viennent ensuite dans l’ordre, le commerce (15 000), la construction (13 000), et l’industrie (6 000).






