« Un protocole de fin de conflit devrait être signé jeudi ou vendredi », annonce Mohamed El Rhazi, délégué syndical CGT du centre de stockage de Limay. Ils étaient vingt-cinq (sur vingt-sept salariés) à être en grève depuis le 24 avril. Ils ont repris le travail en milieu de semaine dernière, au moment où s’ouvraient les négociations avec la direction du groupe Cauval, spécialisé dans la literie.
À Limay, les magasiniers préparent les commandes de Dunlopillo, Treca et Simmons. Devant l’échec répété des négociations annuelles, ils ont déclenché une grève. Ils réclamaient alors une hausse de salaire de 5 %, une prime de 200 euros pour compenser les pertes de salaires de 2006 et l’embauche de quatre manutentionnaires. La direction a répondu en mettant à l’ordre du jour du comité d’entreprise extraordinaire de la semaine dernière le lock-out de l’usine Dunlopillo de Mantes-la-Jolie. Rachetée en septembre par le groupe Cauval, l’usine emploie plus de 400 salariés.
« La direction explique que le site de Mantes arrive à saturation. Elle a aussi pris l’engagement d’ouvrir des négociations avec les salariés de Limay à condition d’arrêter la grève. On a suspendu la grève, elle a suspendu la menace de lock-out. On va maintenant négocier et discuter avec les salariés de Mantes », expliquait Mohamed El Rhazi jeudi.
Lundi, le conflit semblait toucher à sa fin. « Le centre de stockage de Limay devrait embaucher trois magasiniers supplémentaires. On a obtenu une prime de 90 euros et des augmentations au cas par cas. Mais je préfère rester prudent tant que le protocole de fin de conflit n’est pas signé », confiait le délégué CGT.




