Vendredi soir dernier, vers 21 h 25, Mounir Ouaghlani cariste de 44 ans à l’usine Renault-Flins et représentant syndical CGT dans l’usine, rentre chez lui au Val-Fourré. Deux hommes lui tombent dessus au bas de son immeuble, il connaît l’un d’entre eux.
Son agresseur présumé est aussi un collègue de travail, cariste comme lui dans la même unité. Tandis que ce dernier lui assène plusieurs coups de poing et un coup de tête au visage, le complice de l’agresseur le maintient immobile en le ceinturant par-derrière. Assommé par les coups qui pleuvent, sans possibilité de se défendre, Mounir Ouaghlani tombe au sol et perd connaissance.
Il est évacué par la police et les pompiers vers l’hôpital de Mantes.
Le médecin de l’Unité médico-légale de Versailles qui l’a examiné a établi plusieurs fractures du nez, des polytraumatismes au visage (plusieurs contusions aux yeux), des blessures à la main gauche et au genou qui lui valent quinze jours d’interruption temporaire de travail.
Mounir Ouaghlani a porté plainte au commissariat de police.
Dans sa déclaration aux policiers, il explique que son agresseur travaille dans le même département que lui comme cariste, il est aussi membre du syndicat Force Ouvrière.
D’après la victime, il n’y a aucun doute sur les motivations de l’agresseur. « Son acte est venu en représailles après une de mes prises de position en réunion du comité hygiène et sécurité de l’usine », dénonce Mounir Ouaghlani. Ce dernier a en effet expliqué aux policiers que l’agresseur l’avait déjà menacé de violences sur son lieu de travail. « Il m’a dit qu’il allait s’occuper de moi et qu’il savait où j’habitais », complète le syndicaliste.
Le secrétaire du syndicat CGT de Renault-Flins Ali Kaya estime pour sa part que certains ouvriers s’autorisent des « comportements inacceptables » en raison de leur mandat syndical. « Les militants de la CGT sont régulièrement insultés », ajoute-t-il. « On ne peut pas laisser de tels agissements se faire impunément. D’autant que c’est par rapport à son attitude ou son positionnement syndical que notre collègue a été victime de cette agression », dénonce le secrétaire de la CGT-Flins.
La direction de l’usine a bien sûr été alertée le jour même du guet-apens dont a été victime le syndicaliste.




