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Les agents de Département inquiets pour leurs primes
Plus de 200 fonctionnaires du Département ont manifesté vendredi devant les grilles du conseil général des Yvelines afin de dénoncer « la politique d’attribution des primes » et “l’absence de dialogue” de Pierre Bédier. Ce dernier a dénoncé une entreprise « de désinformation ». Des pompiers et du personnel technicien ouvriers et de services des collèges se sont mêlés aux mécontents.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  02 mai 2007
Page 7 

« Rends-nous, rends-nous toutes nos primes avant que l’on tombe dans la déprime… », « Bédier, si tu savais, ton mérite, ton mérite, Bédier, si tu savais, ton mérite où on s’le met… » Les slogans brocardant Pierre Bédier, le président du conseil général des Yvelines, étaient nombreux jeudi après-midi devant les grilles de l’hôtel du Département.

Quelles seront les primes ?

Près de trois cents personnes, des agents territoriaux, des pompiers et des agents TOS (personnels techniciens, ouvrier et de service) des collèges, rattachés en 2008 au Département, se sont tous donné le mot. « Nous sommes ici pour dénoncer la réorganisation des services qui s’est faite sans concertation de la part du président Bédier et pour déplorer la nouvelle politique d’attribution des primes du conseil général. Nous manquons de reconnaissance. Nous avons le budget de fonctionnement le plus bas de France », indiquaient les représentants de l’intersyndicale CGT-CFDT-FO des agents du conseil général (Ils sont 2 600 dans les Yvelines). Les fonctionnaires en colère se disaient inquiets de voir « des primes mensuelles allant de 30 à 130 euros supprimées par le Département » et « attribuées au mérite ».

Du côté des pompiers (2 200 professionnels et volontaires), une trentaine étaient là, on fulminait. « Nous manifestons avec les agents puisque nous dépendons du Département (le conseil d’administration) qui fixe notre budget », indiquait un représentant de la CGT. Les pompiers depuis plusieurs mois revendiquent le droit d’avoir une prime plus importante pour pouvoir se loger en région parisienne, un budget plus important pour pallier « la vétusté des casernements » et l’embauche de 400 nouveaux pompiers.

« 9 semaines de congé minimums »

Enfin les agents TOS des collèges (1 150 dans les Yvelines) dénonçaient « l’absence d’engagements en matière d’indemnités, d’organisations du temps de travail et de congés ». « Nous demandons le maintien de nos congés actuels (9 semaines de congés minimums), de nos vingt-cinq jours de permanence maximums, le maintien du droit à mutation… », indiquait Michèle Larrat du syndicat FO. La délégation a été reçue « rudement » par Pierre Bédier qui déplore « l’absence aux réunions des syndicats qui ne viennent plus autour de la table des négociations » (voir ci-dessous).

Le Département : « Une lecture partiale des syndicats »

« Nous avons entamé un mouvement de réorganisation de l’action sociale dans les Yvelines, nous a confié le DRH du conseil général Marc Colling. Un cabinet conseil a établi un diagnostic. Le 18 avril le scénario a été choisi. À partir du mois de septembre le système sera déployé pendant quinze mois. Aucun agent pour l’heure n’a subi quoi que ce soit ! »

Selon Marc Colling, le président du conseil général a reçu une délégation de huit personnes (pompiers et agents) jeudi. « Il leur a fait une mise au point ferme sur la désinformation portée en interne de la part des syndicats qui ne viennent même plus à la table des négociations alors qu’ils dénoncent dans le même temps l’absence de dialogue. »

Au conseil général on explique en outre que « l’action sociale sera plus proche des citoyens, plus homogène sans perte de personnel. » « Les régimes seront réactualisés et concernant la NBI, (nouvelle bonification indiciaire attribuée au personnel travaillant dans les secteurs sensibles) des agents en bénéficiaient à tort quand d’autres ne l’avaient pas. Tout ceci doit être mis à plat. » Par ailleurs, Pierre Bédier a annoncé qu’il prolongeait de deux mois le moratoire sur la NBI et que la réforme envisagée se ferait sans perte de salaire.


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