Courrier de Mantes
 
Thèmes
UNE
LES TEMPS FORTS (6)
SORTIR (11)
LES SPORTS (7)
Petite annonces
Services
Nos liens
Nous joindre
S'abonner au journal
Où trouver le Courrier en kiosque ?
Les liens
Numéros précédents
Numéro précédent
Cherchez parmi les numéros précédents
Chez vous
Bonnières
Bonnières et environs
Epône (2)
Freneuse (1)
Gargenville (1)
Goussonville (1)
Houdan et environs (1)
Limay (1)
Limay et environs (1)
Magnanville (1)
Magny-en-Vexin et environs (1)
Mantes-la-Jolie (4)
Mantes-la-Ville (3)
Meulan (1)
Les Mureaux (2)
Rosny-sur-Seine (1)

Recherche archives




 RSS




Les Yvelines relancent la coopération avec l'Afrique
Le conseil général veut reprendre à son compte la coopération avec les pays d’Afrique, en s’appuyant sur les jumelages entre les villes d’ici et de là-bas, en soutenant les projets des associations d’immigrés et les associations


Patrick Wassef

Le Courrier de Mantes
Publié le:  02 mai 2007
Page 13 

Depuis plusieurs années, des communes comme Houdan ou Conflans-Sainte-Honorine se sont jumelées avec des villes ou des régions africaines auxquelles elles apportent leur soutien et une véritable aide au développement.

Depuis la décentralisation, l’assistance technique que pouvait apporter la France à un certain nombre de pays n’est plus du ressort de l’État, mais de celui des collectivités locales, même si celui-ci reste « un chef d’orchestre ».

C’est en partant de ce constat que le conseil général des Yvelines a lancé un programme de coopération décentralisée. « Et ce, pour plusieurs raisons, explique Jean-Marie Tétart, conseiller général chargé de la question. La première c’est que nous ne pourrons pas répondre aux grands défis de la planète, à son réchauffement, ou à la nécessité du développement durable, à l’échelle d’un département. Il faut une réponse globale et c’est cela qui nous conduit à nous montrer solidaires. »

Éviter le repli sur soi

« Par ailleurs, la société civile est de plus en plus motivée par la solidarité Nord-Sud, lorsqu’elle se fait de population à population. On l’a vu avec le tsunami. Et il faut relier ces actions avec celles que mènent les collectivités. Enfin, si nous n’aidons pas les populations de ces pays sur les plans de la santé, de l’éducation, du développement économique, elles vont avoir tendance à se replier sur elles-mêmes et seront perméables aux intégrismes. »

Comment cette coopération se traduira-t-elle ? « D’abord par un accompagnement des projets montés par les collectivités locales, les associations d’immigrés ou les associations caritatives. Ce qui permettra de les rassembler, de faire en sorte qu’elles se connaissent et améliorent ainsi leurs pratiques. » Un premier rassemblement regroupera celles qui interviennent dans le domaine de la santé, un second, celles qui interviennent dans un pays donné…

Deuxième axe : développer des coopérations directes entre le département et des collectivités locales équivalentes dans les pays d’Afrique en les faisant profiter de son savoir-faire.

Mais pas question de faire du saupoudrage. Les Yvelines ont sélectionné un nombre réduit de pays, en particulier ceux d’où sont originaires les immigrés qui vivent dans le département : le Sénégal, le Mali, le Maroc, auxquels s’ajouteront le Togo, « où des processus de décentralisation sont en cours », et le Bénin, « avec qui l’école qui forme des travailleurs sociaux a déjà monté une coopération ». Mais cette coopération pourra aussi avoir un sens politique. Ce sera le cas pour le Gabon ou la République démocratique du Congo « où la présence française est confrontée à l’interventionnisme économique de la Chine ou de l’Inde » ; voire pour le Liban « où la francophonie à un rôle à jouer ».

Les premiers protocoles de coopération « sur des sujets précis, passés avec des collectivités locales de ces pays seront signés en avril, par Pierre Bédier, au Bénin et au Togo » indique Jean-Marie Tétart.

Évaluer chaque projet

Tous les projets présentés par les associations sont examinés par une commission du conseil général, qui donne un avis sur chaque projet, car dit-il « là comme ailleurs, il y a besoin d’éthique, de déontologie, d’évaluation. Il faut savoir dire “on arrête” si le projet ne donne rien. Mais au-delà, il faudra donner du souffle à cette coopération. C’est pourquoi nous allons monter un comité consultatif auquel participeront des personnalités ».

Le département ne se contentera pas de faire appel au savoir-faire de ses fonctionnaires, il va aussi mettre la main à la poche. « Dans les trois ans, le budget de la coopération décentralisée représentera un euro par habitant des Yvelines, soit environ un million trois cent cinquante mille euros ». Il servira à accompagner les communes, mais « il fera aussi des petits, car le département ne doit pas être le seul financeur. Le ministère de la Coopération a des crédits, l’Europe aussi. Nous devrons donc monter des projets en partenariat, avec des associations, des collectivités pour leur donner de l’ampleur ».

Mais Jean-Marie Tétart a un autre espoir : « donner envie aux services du département de s’impliquer ». Et pour cela il faut acquérir une certaine connaissance. « C’est pourquoi nous allons organiser des séances d’information avec des gens qui ont déjà une expérience et nous raconteront comment ça se passe là-bas. Car, dit-il, si on envoie un technicien sur une mission et qu’il la comprend comme une corvée, il n’ira pas loin. »

Pour imprimer cet articlePour imprimer cet article
Envoyez cet article à un amiEnvoyez cet article à un ami

 


Autres articles associés
Nouvelles des régions
La République de Seine-et-Marne
• Retrouvez nos petites annonces, annonces légales et vie des sociétés sur www.larepannonces.com
• 
Observateur OCDE
• Les instruments économiques face au défi du changement climatique
• Ouverture, représentativité et pertinence
La Une du Courrier par e-mail



7 juillet 2008
 

RECHERCHER SUR LE WEB
Google

Tous droits de reproduction réservés. Passez votre annonce sur le net 24h/24h.


Webmaster