Dans le courant de la semaine dernière, on ne parlait déjà plus d’ incendie d’origine criminelle. Vraisemblablement, l’explosion au gaz qui a détruit plusieurs appartements au 4 square du Temple était d’origine accidentelle.
En milieu de journée, l’autre mardi, plusieurs familles étaient provisoirement abritées dans la salle des fêtes communale, ou dans le gymnase municipal en l’attente d’une solution de relogement. D’autres locataires de la cité leur ont aussi ouvert leur porte.
Toute la journée, des experts accompagnés par le bailleur OPIEVOY propriétaire de l’immeuble, ont inspecté les structures du bâtiment avant d’autoriser les locataires dont le logement n’avait pas été touché, à rentrer chez eux.
Les familles à reloger ont été reçues les unes après les autres par la directrice de l’agence de l’Opievoy des Mureaux Patricia Guichon. Il leur sera proposé un relogement conforme à leurs souhaits. « Nous avons fait un tour pour examiner la solidité du bâtiment. J’ai téléphoné aux assureurs pour les locataires. Dans un premier temps, les familles sinistrées pourront se loger à l’hôtel à nos frais. » Selon la responsable de l’Opievoy, seize appartements ont été touchés : huit ont été touchés par le feu, et huit autres ont été inondés.
Des portes métalliques ont été posées à l’entrée des appartements inhabitables ou inondés pour éviter les vols. Et la cage d’escalier la plus touchée a été condamnée.
Traumatisme
La plupart des locataires ont été traumatisés par l’incendie. Ils racontent aussi une véritable scène de bravoure : quatre locataires ont fait en sorte de descendre à bout de bras une jeune fille restée seule dans son appartement en flammes au premier étage. À l’étage du dessus, d’autres racontent une scène traumatisante où trois chiens hurlant à la mort ont été sauvés après que tous les habitants aient été évacués. Un jeune couple qui habitait le quatrième étage a eu le temps de sauver leur chat et d’attendre que les pompiers viennent les chercher avec la grande échelle.
« La commune a fait tout ce qu’il fallait faire pour s’occuper de nous. Ce matin nous avons pris un petit-déjeuner à la salle des fêtes et à midi nous y avons déjeuné », poursuit la résidente qui vit au deuxième étage de l’autre côté de la partie sinistrée de la cité du square du Temple. « Nous avons pu être hébergés par des proches. Je tiens à féliciter l’action du maire Julien Crespo qui est resté toute la nuit à nos côtés. » « À cinq heures du matin, ça brûlait toujours et il était toujours là ! », raconte une autre locataire.
Dès mardi, une cellule d’assistance a été installée à la salle des fêtes de Vaux. Les sinistrés ont pu y prendre leurs repas. La ville a encore aidé financièrement les habitants qui ont eu juste le temps d’enfiler un tee-shirt, un short et une paire de chaussures avant de se sauver des flammes.




