La longue journée de championnat de Nils Deret commence à trois heures du matin, quand l’anxiété tient éveillé le jeune combattant.
La pesée à l’Institut national du judo a lieu à 8 heures Les combats débutent à 10 heures La journée entière ne sera qu’attente. Le Mantais ne bénéficie pas d’un très bon tirage. Après avoir remporté un premier combat par waza-ari, sa route croise celle de Farid Idir, le numéro 1 des tournoi nationaux (alors que Nils occupe la troisième place). Deret se fait surprendre sur la première saisie de kimono. « Il n’y a pas eu de match, Idir gagne par ippon en 25 secondes », raconte l’entraîneur de l’ASM Arif Osmani.
Être « guerrier »
Comme Idir parvient en demi-finale, Deret est repêché. Il est 14 heures Osmani est là pour maintenir son élève concentré. « Il s’agit de garder l’influx, d’être guerrier, tout se joue dans la tête. »
Les deux premiers combats de repêchage l’opposent à des judokas beaucoup plus grands que lui. Deret remporte le premier par le plus petit avantage. Il se défait du second avec un avantage de cinq points (yuko). En finale de repêchage le Mantais bat Sidi-Khal Seba en deux minutes, au moyen d’une planchette japonaise et d’une clé de bras. « Il gère très bien, très intelligemment » (Osmani).
Pour la place de troisième, il faut encore écarter Ricardo Leduc. Nils parvient à le coller à plat dos en soixante secondes. Il est 16 heures Nils Deret mérite sa médaille de bronze.
Ce podium qualifie le Mantais pour le tournoi international de France (les 19 et 20 mai à Lyon). Et il lui donne accès aux stages de l’équipe de France. « Pour moi, la saison ne fait que commencer. Tout ce qui a précédé, et en particulier les tournois nationaux, ça n’était qu’une préparation », raconte, ravi, le jeune judoka.






