Courrier de Mantes
 
Thèmes
UNE
LES TEMPS FORTS (6)
SORTIR (11)
LES SPORTS (7)
Petite annonces
Services
Nos liens
Nous joindre
S'abonner au journal
Où trouver le Courrier en kiosque ?
Les liens
Numéros précédents
Numéro précédent
Cherchez parmi les numéros précédents
Chez vous
Bonnières
Bonnières et environs
Epône (2)
Freneuse (1)
Gargenville (1)
Goussonville (1)
Houdan et environs (1)
Limay (1)
Limay et environs (1)
Magnanville (1)
Magny-en-Vexin et environs (1)
Mantes-la-Jolie (4)
Mantes-la-Ville (3)
Meulan (1)
Les Mureaux (2)
Rosny-sur-Seine (1)

Recherche archives




 RSS




78. La gauche antilibérale en ordre dispersé
Faute de candidature unique, les partis qui se déclarent de la gauche antilibérale mènent leur campagne de terrain chacun de leur côté, le PC en tête, seule formation à disposer d’un nombre significatif de militants et d’élus locaux.

Le Courrier de Mantes
Publié le:  18 avril 2007
Page 8 

Le non de gauche au projet de traité constitutionnel européen avait fait naître les espoirs d’une candidature unique de la gauche antilibérale réunissant le PC, l’extrême gauche, la mouvance d’Attac, des déçus du PS, des syndicalistes. Espoirs brisés et pléthore de candidats d’Olivier Besancenot à Marie-George Buffet en passant par José Bové

Les intérêts de partis ont-ils prévalu ? « Non, » répond Richard Sheehan, le premier secrétaire de la fédération communiste des Yvelines. « Au congrès de 2006, la question s’est posée de savoir si le choix stratégique de rassemblement supposait une candidature issue de nos rangs. Ce sont les deux tiers des 800 collectifs antilibéraux à travers la France qui ont choisi Marie-George Buffet comme candidate. L’absence de candidature unique n’est pas un échec sur la démarche, ni sur le contenu, mais plutôt sur la visée du rassemblement. Nous, nous voulons un rassemblement de gauche pour que les forces de rupture antilibérale visent à être majoritaires face à la droite. Dans le mouvement, certains ont pensé que ce n’était pas réalisable », analyse-t-il.

Le PC : « Rassembler pour gagner »

« Rassembler l’arc du 29 mai », c’est le credo de Richard Sheehan. Ça ne sera pas pour cette fois. En attendant, il mène avec ses camarades une campagne de proximité active dans les entreprises, dans les quartiers.

Des forces de la gauche antilibérale, le PC est de loin le parti qui compte le plus de militants. Arrivera-t-il dans les Yvelines à mettre sa candidate en tête du mouvement ? Il peut compter sur 1 740 adhérents, dont 450 dans le Mantois, c’est historiquement dans ce secteur que les communistes sont le mieux implantés en ayant conservé des liens forts avec laCGT.

Le parti a enregistré 400 adhésions nouvelles ces trois dernières années : « Ce sont des adhésions populaires dans les quartiers, aussi venant de syndicalistes. Un quart des militants ont moins de 30 ans. Les jeunes nous rejoignent pour être dans l’action, dans le concret. On sent un besoin très fort de trouver un débouché politique aux luttes sociales, de donner des réponses. Ce sont des engagements militants sur des choix de société », se réjouit Richard Sheehan.

La campagne est également relayée par l’association des 147 élus communistes du département, conseillers municipaux, maires, conseillers généraux et régionaux.

Marie-George Buffet ne décolle pas dans les sondages. Pourtant dans leur campagne de terrain, les communistes sont bien accueillis : « Dans le département comme sur le plan national, nous avons réalisé 130 % de nos objectifs de souscription pour financer la campagne. Et pourtant nous nous étions fixé un objectif élevé », affirme le premier secrétaire. Bref, affaibli par ses revers électoraux (lire ci-dessous), le PC n’est pas mort.

LCR et LO

même combat ?

À l’extrême gauche, utilisant aussi l’étiquette anti libérale, la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) compte une trentaine d’adhérents dans les Yvelines. « On est plutôt implanté sur Trappes ou Sartrouville », explique Jacques Verlhac, militant à Mantes-la-Jolie et ouvrier à Renault-Flins. « On se retrouve surtout dans les entreprises mais on n’a aucun élu, conseiller municipal ou autre ». Les camarades d’Olivier Besancenot attendent les résultats de l’élection présidentielle pour décider de la stratégie à adopter pour les élections législatives. « Il y a ceux qui sont pour avoir des candidats partout et d’autres, comme moi, qui sont plutôt partisans des candidatures communes. La LCR est un parti où l’on débat. On verra le moment venu ».

Du côté de Lutte Ouvrière (Arlette Laguiller), on en est au même point : la tête dans le guidon pour mener la campagne de l’élection présidentielle où LO présente pour la énième fois Arlette Laguiller. Alain Luguet, qui travaille lui aussi à l’usine Renault-Flins, décrit la même organisation chez LO que chez son voisin de la LCR. « On est une petite quarantaine dans les Yvelines. On milite dans les entreprises, pour la défense des salariés. Les législatives ? Ça se décidera très vite mais on n’a encore rien décidé. Pour l’instant, on essaye de faire entendre le programme d’Arlette : interdire les licenciements, parler des problématiques de logement, d’emploi ».

Ces deux petits partis d’extrême gauche portent quasiment le même discours. Ça ne dérange pas Alain Luguet (LO). Au contraire. « Plus il y a de candidats qui diffusent ce discours en faveur des salariés, mieux c’est. Plus il est entendu et plus il y aura une prise de conscience ». Le militant LO réfute la thèse de la dispersion des voix à l’extrême gauche. Les sondages sont loin de lui donner raison. On verra bien le soir du premier tour ce que pèsent les Troskistes.

Du côté de José Bové, il n’existe pas de structure politique bien définie dans la région. Difficile donc d’en évaluer le nombre et les origines.

Le mouvement semble toutefois surtout porté par des personnes déjà impliquées en politique, des membres du groupe d’opposition municipale Décil, à Mantes-la-Jolie, notamment, « mais aussi quelques Verts et des écologistes non encartés », selon Joël Mariojouls, porte-parole du groupe Décil. « Elles exercent des professions que l’on peut ranger dans les “classes moyennes”. »

José Bové

sans structure

Parmi ses sympathisants, rencontrés lors de sa venue dans le Mantois il y a quelques semaines, outre un « attrait certain » observé parmi les jeunes des quartiers populaires, on a noté la présence de représentants d’associations, « qui n’ont pas officiellement pris position pour José Bové » mais qui ont toutefois manifesté leur sympathie : l’Eveil, le Collectif des musulmans du Mantois. Elles étaient présentes lors du meeting au gymnase Bergeal, à Mantes-la-Ville.

Le personnage a donc attiré pas mal de jeunes et leurs aînés, « mais n’ayant pas l’habitude de s’engager dans la durée, ils ne se manifestent plus », constate Joël Mariojouls.

F.C., L.V. et F.L.

De 1977 à 1989, les douze glorieuses du PC

Dans la vallée de la Seine et sur la ville nouvelle de Saint-Quentin, le PC a connu ses heures glorieuses. « 1977 a été le point électoral le plus haut pour le parti communiste », rappelle le maire de Limay Jacques Saint-Amaux. À ces élections municipales, il avait conquis plusieurs villes dont Poissy, Carrières-sous-Poissy, Les Mureaux, Limay, Sartrouville, Trappes, Bois d’Arcy, Guyancourt, La Verrière, Maurepas et Les Clayes-sous-Bois qui venaient s’ajouter à Achères bastion depuis 1920 et Mantes-la-Ville tenue par René Martin.

Des villes que le PC a perdues au cours des trois municipales suivantes. Du coup, il ne reste plus qu’Achères, Limay, où Jacques Saint-Amaux a même entre-temps gagné le canton, et La Verrière.

Certaines sont retournées à droite comme Poissy, d’autres sont aujourd’hui socialistes comme Mantes-la-Ville, Trappes ou Les Mureaux (PS de 1989 à 2001, actuellement divers gauche).

Pour Jacques Saint-Amaux l’analyse des revers électoraux ne fait pas un pli : « Nationalement, nous avons payé cash, notre participation au gouvernement socialiste de 1981 à 1983. Plus localement dans cette même période, nous avons vécu la désindustrialisation de la vallée de la Seine avec des plans massifs de licenciements dans l’automobile et dans sa sous-traitance. »

Le maire de Limay plaide un manque d’expérience des responsables du PC de l’époque. « Lorsque nous sommes arrivés en 1981 nous n’avions pas participé à un gouvernement depuis la Libération », souligne-t-il.

Bref, le PC que ses électeurs attendaient sur la défense de l’emploi n’a rien pu faire. « Nous avons analysé la raison de notre échec très tardivement en 1987-1989. » La leçon est aujourd’hui retenue : « La position de Marie-George Buffet est claire : nous n’irons pas dans un gouvernement qui ne mettrait pas en place une vraie politique de gauche. »

F.C.

Pour imprimer cet articlePour imprimer cet article
Envoyez cet article à un amiEnvoyez cet article à un ami

 


Autres articles associés
Nouvelles des régions
L'Informateur d'Eu
• Les Commerçants Eudois : Les numéros gagnants
• Le Tréport : Marée humaine sur les quais
La République de Seine-et-Marne
• Retrouvez nos petites annonces, annonces légales et vie des sociétés sur www.larepannonces.com
• 
Observateur OCDE
• Les instruments économiques face au défi du changement climatique
• Ouverture, représentativité et pertinence
La Une du Courrier par e-mail



5 juillet 2008
 

RECHERCHER SUR LE WEB
Google

Tous droits de reproduction réservés. Passez votre annonce sur le net 24h/24h.


Webmaster