Le commandant Stéphane Millot et le capitaine Stéphane Boubet sont partis à la fin de l’année dernière à Québec (avec le capitaine Frémont). « Sur l’initiative de notre directeur départemental, (le colonel Jacques de Kuyper, N.D.L.R.), nous sommes allés en formation dans une école québécoise où un ancien policier dispensait son savoir dans les origines des incendies, a expliqué le capitaine Boubet. Là-bas, la cause des incendies est dans la culture du pays qui a développé la prévention contrairement à ce que l’on voit en France », poursuivait le commandant Millot.
En 2001 déjà deux autres pompiers des Yvelines étaient partis aux États-Unis et en Écosse pour apprendre cette nouvelle méthode de travail fondée sur l’observation et sur l’analyse scientifique. Les Yvelines font partie des départements précurseurs en la matière.
Le complément des policiers
« Cette démarche est complémentaire des services enquêteurs classiques, insistaient les deux officiers. Nous ne sommes pas des experts ni une concurrence de la police. Il s’agit de travailler ensemble pour savoir comment et pourquoi le feu est parti de tel endroit. »
À terme, le travail de ces pompiers permettra d’établir des statistiques réelles et objectives. « Nous pourrons déterminer si telle ou telle installation électrique n’est pas en cause ou pointer du doigt les négligences (les enfants jouant avec des allumettes…) »
Pour l’heure, la profession s’interroge sur cette nouvelle mission. Au congrès national des sapeurs pompiers en octobre 2006, le sujet a été évoqué lors d’une première conférence. En mai prochain dans le Val d’Oise, on devrait en reparler et citer en exemple les pompiers des Yvelines. Restera ensuite au législateur d’inscrire dans la loi une réorganisation des services d’incendie et de secours qui donnera la part belle à la prévention.
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